Blog de JP Gouigoux

27/10/2016

Détails de la toiture en zinc de la roulotte

Filed under: Roulotte — jpgouigoux @ 12:43
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Suite à un commentaire sur la page Toit en zinc pour la roulotte, voici quelques photos de plus pour détailler la finition de la toiture (cliquez sur les photos pour la version en haute définition).

La vue arrière pour faire voir les pliures dans la feuille de zinc, nécessaires pour donner un arrondi. Le métal est tordu en retour sur l’arrière pour que les deux parties soient solidaires tout en coulissant un peu. Au besoin, si l’arrondi est plus fort, réaliser des entailles un peu plus rapprochées.

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Ensuite le détail du rapprochement des deux bacs : pas de soudure, tout est assemblé par pliage à froid. La double pliure assure l’étanchéité de l’ensemble. Sur cette photo, on voit bien la première épaisseur de métal qui est celle provenant de la rive (avec emboitement sur au moins 8 cms pour être étanche) ainsi que la seconde qui correspond aux bacs qui sont posés sur le toit. Une petite découpe dans le métal (attention à ne pas aller trop loin avec la cisaille) permet de replier la bordure sur la rive au niveau du plat, et de laisser dépasser un peu au niveau de l’assemblage des deux bacs, ce qui fait que la goutte d’eau est rejetée un peu plus loin. L’article initial montrait la pliure à réaliser à la pince plate.

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La photo suivante est prise du dessous pour qu’on puisse voir la jointure des deux rives en angle. Les feuilles sont repliées vers le bas l’une après l’autre. La rive arrondie est complètement repliée. La rive de côté est plus haute, et se finit par un retour, qui permet de mieux évacuer la goutte d’eau.

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Sur la photo ci-après, on passe au coin de devant, ce qui permet de repérer comment se fait la même pliure que décrite précédemment, mais sur un autre angle.

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Enfin, toujours de devant, comme on le voit avec la frise, les pliures de la bordure de face sont bien visibles à nouveau :

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J’espère que ceci suffira pour répondre aux questions. Si ce n’est pas le cas, faites-moi signe dans les commentaires en m’indiquant précisément ce que vous souhaitez que je photographie.

19/02/2016

Intelligence artificielle, Open Source : les grandes confusions de l’informatique

Filed under: Perso — jpgouigoux @ 8:50

L’informatique… Peut-être le domaine sur lequel les personnes sans aucune connaissance s’autorisent le plus facilement à se prendre pour des experts. Il ne viendra à personne l’idée de faire des recommandations à un agriculteur sous prétexte qu’il a déjà marché dans de la terre, ou de prétendre donner des leçons à la NASA parce qu’il sait trouver la Grande Ourse dans le ciel. En informatique, pourtant, le simple fait d’avoir utilisé un portable permet apparemment à chacun (journaliste, individu lambda, etc.) d’être propulsé comme légataire d’une vérité technique. Nul besoin d’études, ni même de travailler dans le métier, pensez-vous ! “Mon fils sera informaticien, car il fait des jeux vidéo toute la journée” (entendu en réunion parents/profs).

Intelligence artificielle et idiotie bien réelle

Et voilà comment on se retrouve, à un jour d’écart, à lire deux articles sur l’intelligence artificielle dont la juxtaposition peut prêter à rire, mais dont la différence de contenu fera pleurer n’importe quel informaticien (je veux dire, un VRAI informaticien, qui programme professionnellement) :

1) http://www.lemonde.fr/pixels/article/2016/02/17/une-intelligence-artificielle-en-campagne-pour-la-maison-blanche_4866921_4408996.html (un article expliquant que les avancées de l’IA pourrait permettre à un logiciel de veiller aux destinées d’un des pays les plus influents de la planète)

2) https://www.technologyreview.com/s/600796/the-best-ai-program-still-flunks-an-eighth-grade-science-test/ (un article expliquant que les meilleurs programmes d’IA se plantent toujours à un test de connaissance pour collégiens)

Match retour : méconnaissance sociale contre intelligence informatique

Malheureusement, l’inverse est également vrai, et quand de très grands noms de l’informatique commentent des sujets de sociétés, voire éminemment politiques, ça peut faire aussi peur. Exemple : dans le sujet actuel sur Apple qui refuse de se soumettre aux autorités judiciaires de son pays et donner à des agents assermentés le moyen de lire le contenu crypté d’un iPhone ayant servi à un terroriste, Bruce Schneier, un excellent spécialiste de la sécurité informatique, montre bien la limite d’une approche uniquement technique :

Either everyone gets security or no one does. Either everyone gets access or no one does (source).

L’approche binaire (ou bien personne n’a accès au téléphone, ou bien plus personne n’aura de possibilité de garder le contenu de son téléphone privé) marque quand même un sacré manque de recul sur la façon dont fonctionne la société. Le fait que des agents assermentés seuls aient la possibilité – sur une décision d’un juge, de plus – d’accéder au contenu d’un téléphone fait quand même une sacrée différence avec le fait que tout téléphone puisse être espionné. Personnellement, ma réaction est totalement différente si je vois un policier se balader dans la rue avec une arme ou un quidam quelconque avec un fusil sur l’épaule. Mais peut-être que les Américains sont trop habitués à ce que n’importe qui possède une arme (avec les conséquences que nous connaissons)… Au passage, la cryptographie a pendant longtemps été classée comme arme de guerre, avant que la législation assouplisse ceci. Intéressant de voir que la première réaction à la technologie avait parfaitement cerné son potentiel de dangerosité, et avait pris en première approche les précautions nécessaires.

Le mythe de l’Open Source

Pour finir, un mythe très souvent cité en informatique, et qui fera le lien avec la cryptographie : le fait que le code source soit public rend immédiatement le fonctionnement logiciel compris et plus sûr. On dit souvent qu’avec suffisamment de paires d’yeux, tout bug est supprimé. Et pourtant, c’est dans la librairie OpenSSL, certainement un des logiciels scrutés par le plus d’experts en cryptographe, qu’une faille majeure a encore récemment été découverte, quelque temps après heartbleed. Alors, quand Aaaron Siegel explique (dernier paragraphe du premier article cité plus haut) qu’une façon de mettre les gens plus à l’aise avec Watson (le logiciel d’IA d’IBM) serait de mettre le code source de ce dernier en open source, on atteint le domaine de l’escroquerie intellectuelle.

Je vais prendre un exemple : combien de temps faut-il pour comprendre l’algorithme ci-dessous ?

int function( int a[], int l, int r) {
   int p, i, j, t;
   p= a[l];
   i = l; j = r+1;
		
   while( 1)
   {
   	do ++i; while( a[i] <= p&& i <= r );
   	do --j; while( a[j] > p);
   	if( i >= j ) break;
   	t = a[i]; a[i] = a[j]; a[j] = t;
   }
   t = a[l]; a[l] = a[j]; a[j] = t;
   return j;
}

Certains auront peut-être reconnu la fonction de partitionnement de l’algorithme QuickSort, mais la plupart – y compris des développeurs – ont besoin de se plonger dans l’analyse pour déterminer ce que réalise ce code. Or, il se trouve que cette dizaine de lignes réalise une portion de l’opération informatique peut-être la plus courante, lancée des milliards de fois par jour, à savoir le tri d’une liste.

Alors comment peut-on imaginer une minute que publier plusieurs millions de lignes de code va permettre de rassurer “les gens” sur le biais qu’IBM aurait pu inclure dedans ?

Conclusion

L’informatique est un boulot de spécialistes, et le sera de plus en plus, car toutes les briques de base sont désormais stables. Chaque nouvel algorithme qui se base dessus est plus puissant, mais plus complexe.

Ces spécialistes sont souvent trop experts pour avoir le nécessaire recul sur les implications sociales de leur discipline. Or, celles-ci sont de plus en plus importantes, et affectent largement la politique des Etats (confidentialité, cryptographie militaire, lutte pour les matières premières de l’électronique, etc.)

Il est donc nécessaire de créer des ponts, avec des personnes possédant suffisamment de connaissances dans les deux champs pour arriver à en tirer une compréhension partagée des enjeux. Et en attendant, de faire attention à ce qu’on lit (y compris le présent article, écrit par un informaticien). Bref, d’exercer notre esprit critique.

Vous préférez quoi ? Un Président de la Nation ou un Président de société ?

Filed under: Perso — jpgouigoux @ 6:03

Préférez-vous être dirigé par un Président élu démocratiquement, ou par quelques présidents de sociétés privées, désignés par des actionnaires ? Il faudra peut-être bientôt se poser sérieusement la question, tant les grandes entreprises multinationales empiètent de plus en plus sur le domaine politique, et se sont libérées dans les dernières années de toute retenue.

Tous les pouvoirs sont aujourd’hui attaqués :

  • Exécutif : Tim Cook refuse l’ouverture à des agents assermentés d’un iPhone, se posant ainsi en défenseur des libertés individuelles, sans aucune légitimité, n’étant lui-même ni magistrat, ni élu, ni même sous une quelconque forme d’assermentation;
  • Législatif, par le lobbying intensif des multinationales, dont les consultants vont désormais jusqu’à proposer des textes de lois “clé en main” aux élus démarchés;
  • Judiciaire : Les traités de commerce en devenir souhaitent instaurer des tribunaux privés se substituant aux autorités judiciaires des pays signataires, Bayer et Syngenta portant plainte contre l’Europe suite à l’interdiction de l’utilisation de leur pesticide, etc.

Les multinationales, plus riches que les Etats désormais (le CA d’Apple est supérieur au PIB du Sénégal) et aidés de quelques états plaçant l’argent au centre de tout (Luxembourg, Liechtenstein, Monaco et dans une moindre mesure Royaume-Uni et Irlande) s’autorisent désormais toutes les audaces. Google pense même à transférer un cerveau humain dans une machine, sans réfléchir une minute aux conséquences sociales de la “singularité”, tout en se débrouillant pour ne payer que 0.03% d’impôts sur les bénéfices, en sortant de l’argent par les Pays-Bas en direction du paradis fiscal que sont les Bermudes (source).

Mais que feront les dirigeants de Bayer et Syngenta s’il est prouvé irréfutablement dans dix ans que leurs pesticides ont entrainé l’extinction des abeilles (avec la conséquence attendue de famines massives, les abeilles étant un des principaux agents pollinisants) ? Un communiqué de presse, certainement. Or, comme pour l’amiante, le mal aura déjà été fait.

Que fera Tim Cook lorsqu’il sera clairement établi que ses efforts de cryptographie des messages ont permis quelques attentats majeurs ? Faudra-t-il qu’il soit touché personnellement ou par un de ses proches pour se rendre compte qu’il y a des vies derrière sa décision orgueilleuse ? Ou écrira-t-il simplement encore une “lettre ouverte à ses clients” ?

Tous les signes montrent qu’il est inutile d’attendre la moindre compréhension des enjeux planétaire par ces personnes. Seuls les intéressent les bilans financiers, la marge brute, la satisfaction du pourcent d’actionnaires qui concentre 90% de la richesse planétaire.

Alors que reste-t-il aux Etats ?

Le “quatrième pouvoir” ? La quasi-totalité des médias sont au main d’intérêts privés, il n’existe plus un seul journal papier dont les actionnaires ne soient pas liés à une grande entreprise. Quelques irréductibles survivent et gardent un œil critique (Arrêt sur Image, Rue89, etc.) mais ont une audience limitée et leur survie est précaire (ASI obligé de lancer une souscription récemment pour payer une amende qui menaçait sa survie).

Le terrain moral ? Il est sapé par l’attitude “tous pourris” de la majorité des citoyens qui ne reconnaissent même plus les 90% d’élus qui font du bon travail et sacrifient tout leur temps libre à prendre des responsabilités de maire, d’adjoint, etc. Même un simple mandat de président ou de trésorier d’association sont désormais proches du sacerdoce, tant les bénéficiaires des associations se comportent désormais en simples usagers, aidant de moins en moins à leur fonctionnement. Les médias ne mettant en avant que les “affaires” et vantant l’individualisme à tout crin, comment expliquer à la masse qu’une société ne fonctionne que par sa solidarité ?

L’éducation ? En tant qu’institution, elle est sans cesse attaquée dans ses fondements, alors que c’est la base de tout. Et elle a fort à faire pour contrer les manipulations des esprits. On en revient du coup aux élections, dont un article montre qu’elles sont fortement influençables par les entreprises majeures d’Internet.

Un retour en arrière dans la civilisation

Ne nous y trompons pas : sous des dehors de progrès, les grandes sociétés privées souhaitent un retour en arrière. Leur gestion de l’emploi (précarité des salariés d’Amazon, contournement de la loi sur le travail, reclassements proposés à l’étranger pour un salaire inférieur, etc.) les fait régresser au 19ème siècle. Leur vision de la société avec des gagnants (les futurs “transhumains” ou “augmentés”) et des perdants (tous les autres) est celle de la noblesse du 16ème.

La société progresse quand elle sait canaliser les puissances d’agir par une violence réduite. L’homme préhistorique a fait un pas vers la société quand il a commencé à échanger de la viande contre des fruits, au lieu que le plus costaud file un coup de massue à l’autre et mange tout. Nos sociétés plus récentes ont fait un pas supplémentaire lorsqu’elles ont réduit au seul Etat la légitimité de la violence, par la création des polices. Aujourd’hui, certains profitent de ce qu’ils perçoivent comme une faiblesse pour prendre des libertés qui ne sont pas les leurs. Tous les autres moyens étant inefficaces, que restera-t-il à nos Etats hors cette seule contrainte physique ? Les Etats ne doivent-ils pas d’ores-et-déjà contraindre physiquement ces entreprises à revenir à leur place ?

La lutte de la Commission Européenne contre la fraude fiscale massive des grandes entreprises donnera certainement la réponse à cette question. Si elle échoue, la marche suivante sera l’interdiction d’exercer ou le découpage (comme en son temps l’empire Rockfeller). Si ces deux approches échouent, il ne restera que la contrainte, en espérant que ces sociétés ne se seront pas armées entretemps, sinon la régression civilisationelle sera brutale et majeure.

26/07/2015

Retour en montagne… version luxe

Filed under: Perso — jpgouigoux @ 12:18

Cette année, au lieu de grimper avec la tente, le réchaud et tout le barda, on teste le refuge. Eh oui, on se fait vieux, on s’habitue au luxe, et l’idée de se mal dormir sur un sol penché et de se réveiller en grelotant ne fait plus recette. Ce sera donc Refuge du Rulhe pour deux nuits. Bon, la première en tente quand même car le refuge est plein (14 juillet oblige), mais la seconde sur de vrais lits. Le luxe…

Cette année, les balades seront donc autour de ce point central, entre Tarascon sur Ariège et Andorre en Nord/Sud et entre le Montcalm et la vallée d’Orlu en Ouest/Est :

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Evidemment, avant de partir, il faut faire des réserves de gras, au cas où. Le mieux pour cela étant la mounjetado de Pailhès. Le mounjetado, c’est le cassoulet ariégeois. Il se déguste de préférence avec un verre de Muscat, un demi-melon, une assiette de charcuterie et la moitié du village sur des bancs :

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Après tout ça, il n’y a pas à tortiller, il faut monter pour éliminer :

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La première étape est cool : on monte du lac de Laparan au refuge, en passant par le lacs de Fontargente : on ne part qu’à midi ou presque, après avoir longuement fait les courses. Bref, des touristes qui partent avec les maillots de bain et le paquet de chips.

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Les lacs sont absolument superbes, et tout à fait baignables, avec une température pas tellement inférieure à celle du Golfe du Morbihan, et une eau plus limpide, il faut le reconnaitre :

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Pour vous dire, même les non-Bretons y sont allés :

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C’est bien beau tout ça, mais il faut quand même arriver au refuge, et pour cela, repartir un peu à la grimpette, mais vraiment rien de méchant. Pas même un pierrier, c’est pour dire… Après deux heures maxi, on arrive au Refuge du Rulhe :

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Ca fait toujours plaisir d’arriver (et de se déchausser), et quand l’accueil est aussi sympa, on sait qu’on va passer une bonne soirée. Ce sera effectivement le cas, à table avec un couple de Toulouse et deux Hollandais qui font la HRP par étapes de dix jours, tous les quatre super sympas. Fin de la soirée à onze heures bien passées, à la poire et à la prune pour certains dont nous tairons le prénom. Nous avons bien fait de nous abstenir, car la deuxième journée… fût dure… très dure.

Le lendemain, on part bien plus tôt. A huit heures, on est sur le chemin (oups, sans oublier les bâtons), et ça se présente un brin plus consistant. En gros, on commence par aller là :

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Mais ça, ça n’est que la toute petite partie qui descend :

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Au programme pour la suite, cinq bonnes heures de marche dans les pierres et les côtes de dingo, avec heureusement des lacs pour faire des pauses avec les pieds dans l’eau. Et surtout, la surprise du chef : arrivés à la pointe Est, prêts pour le retour au refuge qui devait être deux heures de – pour reprendre l’expression du chef – “autoroute à vache”, un panneau qui parle de 4h45 de trajet !

Et là, on en a bavé comme des ours.

La balade de huit heures s’est finalement transformée en marche du condamné de huit heures à 20 heures, soit douze heures de marche en montagne, soit 42 000 pas. Malgré la fatigue, le coup de chaud et les ampoules, nous avons fini les deux dernières heures en mode pilote automatique (d’où l’absence totale de photos), pour arriver au refuge avant qu’ils ne commencent à s’inquiéter (voire pire : qu’ils commencent à servir le repas Sourire). Le secret : ne penser qu’à une seule chose qui motive (perso, c’était la soupe au refuge)… Mais on a quand même vu deux trois fois le coup où on allait passer une partie de la soirée en montagne et finir à la lampe frontale. Dans les pierriers, on aurait mis un temps fou, mais heureusement, ça s’est bien terminé ce coup-ci aussi !

Qu’est-ce qu’on a été contents quand on a vu ceci :

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Du coup, après ce marathon en montagne, on n’a pas demandé notre reste le lendemain : redescente directe au parking, juste le temps de prendre une photo de notre refuge (le mot est bien choisi) en nous retournant. Au passage, sur le refuge justement, les gardiens sont super sympas, prennent des nouvelles, donnent des conseils. On voit bien que ce sont des passionnés de la montagne, mais aussi de l’accueil. Et il le faut, pour rester toute la saison là-haut et gérer une telle logistique. Le deuxième soir, vers 10 heures, un des responsables redescendait dans la vallée de nuit pour le boulot ! C’est des costauds…

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Le paquet de chips aura gonflé et dégonflé pour rien (effet de l’altitude), puisque nous ne l’ouvrons que de retour à Pailhès… On peut dire que son bilan carbone sera élevé, mais c’est surtout à la force des mollets. N’empêche que 250 grammes en trop, pour un puriste de la montagne comme Yves, c’est une catastrophe !

A chaque fois, on dit que l’an prochain, on fera plus cool, donc je ne le redis pas, mais une rando sans surprise, ça serait bien aussi Sourire.

01/07/2014

Protégé : Vacances en Irlande

Filed under: Perso — jpgouigoux @ 3:29
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18/05/2014

Journée du bricolage

Filed under: Uncategorized — jpgouigoux @ 9:46

Je ne savais même pas que ça existait, mais mon sponsor pour le présent site m’a appris que la journée du bricolage avait lieu bientôt. Tous les détails sur http://journeemondialedubricolage.com/

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Et pendant ce temps, justement, de mon côté, c’est plomberie, montage de cuisine, ragréage de murs, enduits…

12/04/2014

Cranfield, 15 ans plus tard…

Filed under: Uncategorized — jpgouigoux @ 9:31
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Suite au dernier mail de demande de renseignements sur Cranfield University, où j’ai eu la chance de faire un Master il y a maintenant 15 ans, je me suis rendu compte que ces mails revenaient souvent, et que je répondais souvent aux mêmes questions. Du coup, plutôt que de continuer à renvoyer des mails individuels, je me suis dit que ça valait le coup de compiler toutes mes réponses en une seule page, vers laquelle je pourrai renvoyer les nouvelles demandes, et enrichir au fur et à mesure des questions qui n’auront pas déjà été posées.

Quelques points importants avant de lister les questions

  • J’ai fait Cranfield en double-diplôme de l’Université de Technologie de Compiègne, c’est-à-dire que l’année de Master a remplacé la dernière année à l’UTC.
  • Ma spécialité à Cranfield était Advanced Automation and Design : conception, robotique, automatisation de lignes de production. Cette spécialité était dans la School of Industrial and Mechanical Science.
  • J’étais là-bas en 1996-1997, donc tout ce que je vous dis ici est à prendre avec des pincettes.
  • A l’époque, j’avais écrit un dossier que vous pouvez trouver sur http://jp.gouigoux.free.fr/dossiers/cranf.htm
  • L’écriture ne sera pas très fluide, car les contenus ont été copiés-collés des divers mails envoyés par le passé. Il y a peut-être des redites, des enchaînements pas top, et j’ai laissé dans la plupart des cas les tutoiements issus des réponses individuelles.

Diplôme obtenu

A moins que les choses aient radicalement changé, Cranfield ouvre bien la porte au double-diplôme, c’est-à-dire que tu seras ingénieur UTC et avec un MSc (Master of science) de Cranfield dans la spécialité que tu auras choisie. Là-bas, tu ne choisis pas tes UVs, mais il y a un choix très large de masters.

Cranfield propose également d’autres diplômes (MBA, PhD, etc.), mais c’est une université qui ne fait que du graduate, c’est-à-dire après l’école d’ingénieur, ou en tout cas les deux premiers cycles. Bref, que du master ou du doctorat. Quand on vient de l’UTC, c’est en remplacement de la dernière année, donc pour faire un Master. Je ne crois pas que le MBA soit ouvert aux étudiants UTC, mais peut-être y a-t-il désormais des accords…

Niveaux des cours

Tous les Français avec qui j’ai discuté avaient à peu près la même opinion que moi sur les cours : ce n’est pas dans la théorie que se trouve la valeur de Cranfield. Il y a quelques très bons cours faits par des industriels, mais le niveau des cours est globalement inférieur à celui de l’UTC. Par contre, les cours ne durent qu’un peu plus d’un trimestre, et l’intérêt de Cranfield est dans le projet de groupe et la thèse. Et là, c’est très formateur, car beaucoup plus de moyens qu’en France.

Les profs sont très ouverts, donc si jamais tu vois que tu n’apprends vraiment rien à un cours, il n’y a pas de problème à lui expliquer que tu as déjà fait ça en long et en large à l’UTC, et que tu préfères prendre du temps pour le projet ou ta thèse. J’ai eu l’impression au début de perdre un peu mon temps en cours, mais j’ai rapidement changé d’avis. Exemple : cours sur les matériaux de l’ingénieur. Je pensais bien connaître le sujet après 3 UVs à l’UTC. Et bien, les cours à Cranfield m’ont pourtant appris énormément, car ils sont très appliqués. A l’UTC, on t’explique comment fonctionne un matériau à mémoire de forme. A Cranfield, un spécialiste mondial de ces matériaux t’en fait toucher, te dévoile les nouveautés en avant première, te raconte des anecdotes particulières, etc. Bref, ça vaut le coup d’y aller, quel que soit ton niveau préalable en la matière.

Choix du Master

Le choix est très large à Cranfield : mécanique automobile, aéronautique, nanotechnologies sont les grandes spécialités de Cranfield, qui est une référence au niveau européen, voire mondial, sur ces disciplines. En particulier, pour l’aéronautique, il y a quelques masters dans lesquels il n’y a qu’une quinzaine de personnes qui viennent de partout dans le monde et qui seront clairement les leaders mondiaux de la discipline après quelques années. Mais il y a aussi, avec un excellent niveau, de la robotique, de la finance, du management, etc. Quand j’y étais, il y avait des Français à l’école d’aéronautique, d’autres en systèmes maritimes. Je ne connaissais personne dans la section Motorsport Engineering, mais je suis à peu près sûr qu’il n’y a pas de domaine de restriction pour l’accord avec l’UTC…

Cranfield est une excellente université, avec un matériel absolument phénoménal. Ceux qui étaient en aéronautique avait un labo avec un réacteur pour leur essai, et il y a une piste d’aéroport au bord du campus. Et pas un aérodrome à coucous… une vraie piste de 4 kms où même des Boeing se sont posés. Moi, j’étais en robotique et on avait un atelier avec un robot de classe industrielle (les mêmes que ceux utilisés à l’époque pour la soudure dans les usines automobiles). Pour tout ce qui est nanotechnologie, Cranfield avait le centre le plus avancé en Europe.

Bref, pas de choix à l’intérieur du master, où les cours / TP / projets sont imposés, mais beaucoup de liberté de choix de ce que tu veux faire. Et surtout un matériel à faire pâlir : ceux qui bossaient sur les réacteurs d’avion avaient à disposition un vrai réacteur. Nous, on était une promo de 12 personnes et on avait un bâtiment complet à nous avec un atelier de 500 m² avec machines outils, bras robotique industriel, et un ouvrier à dispo pour nous aider à utiliser tout ça. Chacun avec sa table à dessin, et avec des profs ultra-disponibles. Le projet de groupe consistait en la conception et la réalisation d’un automate de test pour 3M, et on a fait la machine de A à Z. On avait également des TPs sur robots soudeurs, des maths de géométrie 3D, etc.

Franchement, ne t’attarde pas trop à l’intérêt des cours (il peut changer d’un prof à l’autre, et de toute façon, à Cranfield, les cours c’est 30% du boulot : tu apprendras plus de choses lors de ton projet et de ta thèse que sur les cours eux-mêmes, même si c’est bien sûr super d’écouter des grands spécialistes des domaines) ni à la valorisation du diplôme. Il faut prendre le domaine qui t’intéresse le plus, tout simplement !

Organisation de l’année

L’année dure d’Octobre à Août inclus, en gros, avec un premier tiers avec surtout des cours, un second tiers avec moitié cours moitié un projet industriel en groupe, et enfin le dernier tiers de l’année où, après quelques exams, tu bosses à 100% sur ta thèse. J’ai trouvé ça assez sympa. Le but n’est pas du tout d’assommer les étudiants avec des cours, c’est très light, mais TRES TRES appliqué. A la fin, tu sais bricoler un laser, flasher tes propres circuits imprimés, programmer un robot soudeur, etc.

Valeur du diplôme

Ayant travaillé trois ans pour une boîte anglaise, je ne peux pas nier que le double-diplôme a bien aidé. J’ai été coopté pour y entrer donc c’est dur à dire si ça a beaucoup joué, mais j’ai souvent entendu mes collègues anglais dire que le seul nom de Cranfield suffit à clore la conversation sur la qualité des études et la motivation. En tant qu’étudiant, c’est vrai qu’on en entend peu parler, mais c’est une université qui a une réputation phénoménale dans le monde professionnel.

Pour la recherche, Cambridge ou Oxford sont encore mieux cotées, mais dans le domaine industriel, les recruteurs ne jurent que par Cranfield (et pas seulement en Angleterre). Il y a des sujets particuliers (aéronautique, nanotechno, sport mécanique) où c’est clairement la meilleure filière européenne, voire mondiale. Pour bien se faire une idée, au niveau aéronautique par exemple, Cranfield dispose d’un aéroport à côté du campus. Et je ne parle pas d’un aérodrome pour des petits coucous, mais d’une piste de 4000 mètres où se posent des Boeing ! Pour les études sur les réacteurs, les étudiants bossent sur un vrai Pratt & Whitney d’avion de ligne… Comme c’est une université uniquement pour les masters et les doctorants, les moyens sont phénoménaux : même à l’UTC, qui est pourtant très "ingénierie appliquée", je n’aurais jamais pu passer trois jours à programmer un robot-soudeur de 4 tonnes. Ils ont aussi un tunnel à vent pour les études d’aérodynamique, et de manière générale un équipement très fourni.

En ce qui concerne le gain sur ma carrière, je pense pouvoir dire que ça a été positif, vu que j’ai trouvé un boulot de consultant à l’international dans une boîte anglaise après coup. Maintenant, je ne peux pas dire que Cranfield était un prérequis pour mon embauche. Et de toute façon, trois ans après, je me suis réorienté vers tout autre chose pour raison perso. Mais c’est en tout état de cause une école qui a une excellente réputation en Europe, et surtout énormément de matériel pour ses étudiants.

Salaires après Cranfield

Pour le salaire, même chose : je ne peux pas dire si le niveau que j’ai obtenu était complètement dû au double-diplome ou au fait que la boîte pour laquelle j’ai commencé à bosser payait très bien car elle était seule sur son créneau. Clairement, je gagnais plusieurs fois le salaire de mes camarades de promo qui étaient restés en France, mais je ne pense pas qu’on puisse généraliser. Il se passe juste que je bossais pour une boîte très spécialisée au niveau mondial, et qui nous envoyait en mission un peu partout. D’un autre côté, c’était pour eux un pari d’investir autant sur des ingénieurs, et je pense que le tampon "Cranfield" leur donnait une grande assurance de retour. Donc, d’une certaine manière, c’est dû en partie à ce double-diplôme.

Pour être plus clair, ce n’est pas parce qu’on fait Cranfield qu’on va être très bien payé, mais si tu veux bien gagner ta vie en acceptant de bosser à l’international sur des postes à responsabilités (avec les contraintes associées), Cranfield t’ouvre très bien les portes. Pour le salaire en Angleterre, c’est dur à dire, car les écarts sont beaucoup plus forts qu’en France.

Ambiance, vie sociale

L’ambiance est extrêmement sérieuse. Plusieurs personnes dans chaque cours sont des professionnels à qui leur boite paie un master, et qui ont absolument besoin de le réussir (sinon, ils doivent rembourser). Pas beaucoup d’animation sur le campus, et c’est effectivement paumé en plein milieu de la cambrouse. Clairement, on ne va pas à Cranfield pour la vie sociale…

Le seul point d’ombre que certains trouvaient à Cranfield était que c’est perdu au milieu de la brousse. Perso, ça ne me dérangeait pas, vu que je préfère le sport aux sorties, mais ça dépend des gens. C’est le cinéma, où il faut faire 8 bornes pour aller à la première ville… Mais l’ambiance campus a du bon, et pas que pour te tenir le nez dans les bouquins : on se sent entre étudiants, et l’atmosphère est vraiment très sympa : rien à voir avec Penn où les Américains étaient très froids et où je ne me suis fait des amis que parmi les étrangers. Les Anglais sont vraiment accueillants et tolérants, et puis il y a encore plus d’internationaux. Il y a un brassage énorme : je me suis souvent retrouvé à jouer au volley et à partir en soirée avec des étudiants que je ne connaissais pas. Je passais et ils avaient besoin d’un joueur de plus…

Autre chose : l’administration à Cranfield est aux petits soins avec ses étudiants, et le confort parfait en termes d’installations pour les étudiants : les locaux ne sont pas nécessairement design et tout, mais on avait chacun notre table à dessin au centre, des ordinateurs en pagaille, et un labo pour nous quinze. C’est même assez étonnant au début quand on t’explique que le bâtiment sur l’automatisme, c’est juste pour les Master en automatisme et les deux trois thésards. On se sent vraiment chez soi, et c’est surprenant au début, mais très agréable à l’usage. Ne serait-ce que d’un point de vue pratique : tu bosses sur un mécanisme, et tu vas te coucher : ben tu laisses tout sur place, y compris ta vaisselle si tu veux, il y a la cuisine à l’étage…

Coût

Le coût de Cranfield est absolument prohibitif pour les gens qui s’y inscrivent de manière indépendante (souvent, des professionnels auxquels leur entreprise paie un Master, avec obligation de l’avoir). Le fait de faire un double-diplôme signifie que ça ne coûte rien. Heureusement, parce que ça doit tourner autour de 20 000 € l’année désormais. C’est un énorme avantage de faire ça en étudiant d’échange par l’UTC.

Pour les bourses, j’avais eu la bourse étudiant habituelle, mais aussi les bourses AREPIC (Région Picardie). Pour le budget hors frais scolaires, c’est assez dur à dire : j’y étais il y a 15 ans. Si je me rappelle bien, ce n’était pas excessif. Si c’est resté à peu près dans les mêmes ordres de prix, j’imagine que les self catering units sont autour de 200 € par mois ou quelque chose comme ça, mais le mieux est de se renseigner auprès de l’université. On doit payer le logement et le restaurant en plus des frais d’inscription (qui sont à zéro si on est en double-diplôme, mais très élevés pour les personnes qui font Cranfield hors échange).

Job étudiant en même temps que les études : ça me parait difficile à Cranfield, car il n’y a rien d’autre que l’université sur le campus, et les projets prennent beaucoup de temps. Absolument incompatible avec la dose de boulot pendant la thèse, en tout cas si on veut la passer correctement. La première ville est à 10 kms, il n’y a quasiment aucune boutique sur le campus, et en plus les études prennent beaucoup de temps, surtout quand on rentre en mode projet. Si tes finances te forcent à bosser en même temps que tes études, je t’encourage à essayer de trouver une autre solution : chercher plus de bourses, envisager un emprunt, etc.

Logement

Le logement est obligatoirement sur le campus, ou à la rigueur à Cranfield village juste à côté, car c’est dans la campagne. Le campus contient deux ensembles d’habitation : Lanchester Hall et Mitchell Hall, ainsi que des "self-catering units" qui ont une cuisine. Dans les autres cas, on est obligé d’aller au restaurant universitaire, ou de manger dans sa chambre, mais sans grand chose pour faire la cuisine.

Si tu veux progresser en anglais, le mieux est de te loger dans les self-catering units : ce sont des maisons avec 5 à 6 chambres, et une grande cuisine en commun. Moi, j’avais un colloc mexicain, un nigérian, deux anglais, un écossais, c’était très sympa. Après, si tu es allergique à te faire la cuisine, il vaut mieux prendre une chambre seule et bouffer à la cantine, mais si je me rappelle bien, c’était pas donné, et pour les quelques fois où j’y suis allé… ben, ça reste de la nourriture anglaise, quoi !

Perso, je recommande fortement de loger sur le campus pour travailler dans de bonnes conditions. Ou alors à Cranfield village, qui est juste de l’autre côté de la piste : il y a quelques personnes qui louent des chambres aux étudiants à l’année, ça peut être sympa si le courant passe bien. J’ai un ami qui logeait chez une mémé super sympa : il avait une grande chambre, tout le confort et c’était moins cher que le campus… Mais voiture obligatoire, dans ce cas.

Banque

Aux dernières nouvelles (ça date quand même de plus de 15 ans, maintenant), il y avait une banque Natwest sur le campus, donc possible d’ouvrir un compte sur place. Perso, j’avais trouvé une française qui bossait en Angleterre et on s’arrangeait pour les transferts de fonds : elle me virait des sous de son compte anglais à mon compte anglais, et je virais l’équivalent de mon compte français à son compte français. Comme ça, pas de frais…

Langue / vocabulaire technique

C’est une question que j’entends souvent, et rassure-toi : en pratique, il est extrêmement réduit en fonction de la spécialité que tu prends. Tu vas buter au début sur quelques termes qui reviennent souvent dans un cours. Il ne faut pas hésiter à demander au prof de te l’écrire. Moi, à Penn, quand j’avais l’impression de ne pas capter un truc, je jetais un œil sur le bouquin, et je trouvais en général très vite. Je me rappelle de buoyancy (turbulence, en aérodynamique), ou de hierarchy (ça parait con de ne pas comprendre ça, mais prononcé par un Sino-Américain, ça donne ‘hi rocky’, et tu ne vois vraiment pas le rapport avec les statistiques…). Et en fin d’année, tu te rendras compte que le vocabulaire purement technique n’est composé que de quelques dizaines de mots, finalement. J’ai appris au moins vingt fois plus de mots différents en lisant Calvin et Hobbes ou Garfield en anglais. En fait, il y a énormément de mots non-techniques, mais qui ne sont pas utilisés dans la vie courante qu’on ne connait pas en sortant de cours. Et j’ai trouvé que les BDs étaient le mieux pour ces mots. Tiens, un quizz minute : est-ce que tu sais comment on dit en anglais un croc ? une griffe ? aiguiser en pointe ? Pas facile… Alors que aérodynamique, vent, aile, cockpit, qui sont pourtant techniques, je suis sûr que tu sais la version anglaise (surtout le dernier). Bref, le vocabulaire technique n’est pas un problème. Mais savoir converser avec un anglais du nord à l’accent impossible après trois pintes de Guinness… ça, c’est dur.

Cranfield comme deuxième séjour à l’étranger à l’UTC

Beaucoup de monde m’a dit que je ne pourrai pas repartir à l’étranger, que la scolarité ne voudra pas, blabla, blabla. La bonne réponse est : ce ne sont pas eux qui décident. Tu dois simplement convaincre les gens qui décideront (c’est-à-dire les recruteurs de Cranfield), à partir du moment où tu as envie de le faire. Si tu arrives aux entretiens avec Cranfield et qu’ils disent oui, l’UTC ne s’y opposera pas. Et pour passer l’entretien, il faut juste que tu expliques à l’UTC que tu es motivé par le programme de Cranfield, que tu as trouvé ton master là-bas, et te battre pour emporter leur accord.

Perso, j’ai été aidé par le fait que j’avais toutes mes UVs à la fin des deux ans : j’ai eu 14 UV en équivalence en revenant de Penn parce que j’avais fait 10 cours là-bas au lieu de 9, et au semestre après, j’ai bien gazé avec 7 UVs presque toutes avec mention + le stage. Bref, j’avais mes 22 UVs, donc ils m’ont laissé partir sans aucun problème.

Au final, l’important est qu’il n’y a pas de règle disant qu’on ne peut pas repartir. Si tu montres que tu es motivé, ils ne feront pas de différence avec quelqu’un qui serait déjà parti. Et surtout, lors des entretiens avec Cranfield, le fait d’avoir un excellent niveau d’anglais est un énorme plus.

24/03/2014

Ca me fait une belle jambe d’être sur le blog de Jean-Philippe

Filed under: Uncategorized — jpgouigoux @ 4:57

Marrant de tomber sur http://adesso.blogspace.fr/8825/TOUJOURS-UN-PEU-RONCHON-LE-PATRON-DE-LA-PARENTHESE/, au hasard d’une recherche sur un moteur d’indexation :

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Le livre est toujours disponible à la vente sur http://bd.casterman.com/albums_detail.cfm?Id=41496, je me demande si je ne vais pas craquer Sourire

14/09/2013

Astuce de jeunes pour payer moins cher sur internet

Filed under: Uncategorized — jpgouigoux @ 2:42

Les jeunes n’en finissent pas de m’étonner. Je ne suis pas un fan du concept de “génération Y”, mais il faut bien reconnaître que les digital natives ont assimilé en profondeur les méandres du web commercial. Dernier apprentissage en date pour moi : le concept “faire sa pétasse” (vous me passerez l’expression, que je vous ressors parce que je trouve qu’elle est emblématique du dédain amusé que ses utilisateurs initiaux ont des pratiques commerciales des sites en ligne).

Vous avez certainement entendu parler de cette histoire de site en ligne qui suivent votre adresse IP et ajustent les tarifs des avions en fonction du nombre de fois où vous avez regardé un billet. Typiquement, si vous allez voir une fois, c’est le tarif de base, voire un tarif pour favoriser l’achat d’impulsion. Mais si vous revenez quelques jours plus tard (typiquement, parce que vous avez fait votre budget, et que vous vous êtes décidés), c’est un peu plus cher. Si vous attendez encore, c’est encore plus cher, de façon à bien vous faire comprendre qu’il faut acheter, là, maintenant, zut ! Et il faut attendre beaucoup plus longtemps pour que, de guerre lasse, le tarif redescende à son prix normal, sur le mode “de toute façon, c’est un radin, il n’achètera pas sinon…”

Evidemment, les jeunes savent déjà contourner toutes ces manigances, et achètent leur billet au bureau à midi, alors qu’ils ont traîné pendant des mois à comparer les mouvements de prix depuis leur adresse IP perso.

Mais ils vont aussi beaucoup plus loin, et j’en viens à leur concept de “pétasse du web”…

“Faire sa pétasse” consiste à retourner l’arme du déclencheur d’achat dans l’autre sens : faire mijoter le vendeur dans une vente presque réalisée, mais finalement annulée à la dernière minute. La recette ? Très simple : vous allez sur un site commercial, vous faites des emplettes, et au moment de payer votre panier… bof, non… finalement, trop cher… ou plus envie… ou je le voulais en rose… etc. Vous raccrochez. Ou encore mieux, à ce qu’il paraît, vous laissez votre panier expirer.

Et là, comme par miracle, dès le lendemain, un mail ! Avec 15% de réduction immédiate, ou bien une offre commerciale très intéressante qui n’était pas accessible depuis le site !

J’ai tenté pour vous l’expérience, et ça marche… du tonnerre.

Exemple n°1 : un site pour commander des tirages de photo en ligne. J’abandonne mon panier rempli. Le lendemain, ce mail :

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Soit un bon 30% de remise.

Exemple n°2, le même jour : un site avec des tutoriels pour faire de la 3D. Je remplis mon panier, et je m’arrête juste avant le paiement. Le lendemain, encore une fois, message pour moi tout seul :

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Encore une leçon de la part des jeunes !

Perso, je ne vais plus acheter sur le web comme je le faisais avant…

Première randonnée vélo en famille

Filed under: Perso — jpgouigoux @ 2:17

Je l’avoue, j’en rêvais depuis longtemps, et ça y est : ma pitoune est assez grande pour partir en vraie rando vélo, avec halte camping, pique-nique et tout le folklore associé Sourire. Histoire de commencer en douceur, l’itinéraire idéal : le chemin de halage sur le canal de Nantes à Brest. Tout plat, et surtout, comme on doit revenir en arrière et que ça part des deux côtés du point de départ, on peut commencer le retour le premier jour pour compenser un coup de mou le deuxième, tout en étant sûr de ne pas voir deux fois le même paysage.

Nous partons donc de Josselin, avec son château :

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Toute la journée, ce sont ce genre de magnifiques paysages qu’on voit, sans arrêt, et surtout en silence, car il n’y a pas de voitures et que quelques rares autres promeneurs. Un calme incroyable, et la proximité de l’eau. Quelques pauses de temps en temps, pour voir fonctionner une écluse, prendre une barre de céréales, ou regarder un animal…

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On arrive vers Malestroit, où plein de petits bâteaux sont rangés sur le bord pour des dimanches après-midi à la campagne…

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De temps en temps, une pause un peu plus longue pour bien se reposer, et du coup, Rummikub pour passer le temps, avec ce qu’on trouve comme chaises et comme tables.

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Le soir, malgré 55 kilomètres, Clémence pète toujours la forme et va faire du trampoline dans le camping. Ensuite, l’appétit pour une pizza aidant, nous referons 5 kilomètres de vélo de plus, mais ça valait le coup. Un dernier coup de Rummikub dans la tente avant de dormir, mais on ne finira pas la partie car il fait trop sombre.

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Après une nuit plutôt calme, mais froide à cause de la brume, la tente est pliée et les bagages faits dès huit heures du matin, un record dans ma vie de campeur Sourire. Nous reprenons la route pour rentrer à Josselin. Une bonne trentaine de kilomètres à rythme cool, pour arriver à la voiture vers midi. Au total, 90 kilomètres en une journée et demie. Clémence avait juste un peu mal aux mains, malgré les gants, mais était ravie de sa sortie !

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La prochaine, fois, on fait le canal dans l’autre sens, ou en partant de Saint Laurent sur Oust…

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