Blog de JP Gouigoux

14/09/2013

Astuce de jeunes pour payer moins cher sur internet

Filed under: Uncategorized — jpgouigoux @ 2:42

Les jeunes n’en finissent pas de m’étonner. Je ne suis pas un fan du concept de “génération Y”, mais il faut bien reconnaître que les digital natives ont assimilé en profondeur les méandres du web commercial. Dernier apprentissage en date pour moi : le concept “faire sa pétasse” (vous me passerez l’expression, que je vous ressors parce que je trouve qu’elle est emblématique du dédain amusé que ses utilisateurs initiaux ont des pratiques commerciales des sites en ligne).

Vous avez certainement entendu parler de cette histoire de site en ligne qui suivent votre adresse IP et ajustent les tarifs des avions en fonction du nombre de fois où vous avez regardé un billet. Typiquement, si vous allez voir une fois, c’est le tarif de base, voire un tarif pour favoriser l’achat d’impulsion. Mais si vous revenez quelques jours plus tard (typiquement, parce que vous avez fait votre budget, et que vous vous êtes décidés), c’est un peu plus cher. Si vous attendez encore, c’est encore plus cher, de façon à bien vous faire comprendre qu’il faut acheter, là, maintenant, zut ! Et il faut attendre beaucoup plus longtemps pour que, de guerre lasse, le tarif redescende à son prix normal, sur le mode “de toute façon, c’est un radin, il n’achètera pas sinon…”

Evidemment, les jeunes savent déjà contourner toutes ces manigances, et achètent leur billet au bureau à midi, alors qu’ils ont traîné pendant des mois à comparer les mouvements de prix depuis leur adresse IP perso.

Mais ils vont aussi beaucoup plus loin, et j’en viens à leur concept de “pétasse du web”…

“Faire sa pétasse” consiste à retourner l’arme du déclencheur d’achat dans l’autre sens : faire mijoter le vendeur dans une vente presque réalisée, mais finalement annulée à la dernière minute. La recette ? Très simple : vous allez sur un site commercial, vous faites des emplettes, et au moment de payer votre panier… bof, non… finalement, trop cher… ou plus envie… ou je le voulais en rose… etc. Vous raccrochez. Ou encore mieux, à ce qu’il paraît, vous laissez votre panier expirer.

Et là, comme par miracle, dès le lendemain, un mail ! Avec 15% de réduction immédiate, ou bien une offre commerciale très intéressante qui n’était pas accessible depuis le site !

J’ai tenté pour vous l’expérience, et ça marche… du tonnerre.

Exemple n°1 : un site pour commander des tirages de photo en ligne. J’abandonne mon panier rempli. Le lendemain, ce mail :

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Soit un bon 30% de remise.

Exemple n°2, le même jour : un site avec des tutoriels pour faire de la 3D. Je remplis mon panier, et je m’arrête juste avant le paiement. Le lendemain, encore une fois, message pour moi tout seul :

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Encore une leçon de la part des jeunes !

Perso, je ne vais plus acheter sur le web comme je le faisais avant…

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Première randonnée vélo en famille

Filed under: Perso — jpgouigoux @ 2:17

Je l’avoue, j’en rêvais depuis longtemps, et ça y est : ma pitoune est assez grande pour partir en vraie rando vélo, avec halte camping, pique-nique et tout le folklore associé Sourire. Histoire de commencer en douceur, l’itinéraire idéal : le chemin de halage sur le canal de Nantes à Brest. Tout plat, et surtout, comme on doit revenir en arrière et que ça part des deux côtés du point de départ, on peut commencer le retour le premier jour pour compenser un coup de mou le deuxième, tout en étant sûr de ne pas voir deux fois le même paysage.

Nous partons donc de Josselin, avec son château :

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Toute la journée, ce sont ce genre de magnifiques paysages qu’on voit, sans arrêt, et surtout en silence, car il n’y a pas de voitures et que quelques rares autres promeneurs. Un calme incroyable, et la proximité de l’eau. Quelques pauses de temps en temps, pour voir fonctionner une écluse, prendre une barre de céréales, ou regarder un animal…

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On arrive vers Malestroit, où plein de petits bâteaux sont rangés sur le bord pour des dimanches après-midi à la campagne…

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De temps en temps, une pause un peu plus longue pour bien se reposer, et du coup, Rummikub pour passer le temps, avec ce qu’on trouve comme chaises et comme tables.

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Le soir, malgré 55 kilomètres, Clémence pète toujours la forme et va faire du trampoline dans le camping. Ensuite, l’appétit pour une pizza aidant, nous referons 5 kilomètres de vélo de plus, mais ça valait le coup. Un dernier coup de Rummikub dans la tente avant de dormir, mais on ne finira pas la partie car il fait trop sombre.

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Après une nuit plutôt calme, mais froide à cause de la brume, la tente est pliée et les bagages faits dès huit heures du matin, un record dans ma vie de campeur Sourire. Nous reprenons la route pour rentrer à Josselin. Une bonne trentaine de kilomètres à rythme cool, pour arriver à la voiture vers midi. Au total, 90 kilomètres en une journée et demie. Clémence avait juste un peu mal aux mains, malgré les gants, mais était ravie de sa sortie !

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La prochaine, fois, on fait le canal dans l’autre sens, ou en partant de Saint Laurent sur Oust…

La montagne, encore et toujours…

Filed under: Perso — jpgouigoux @ 2:00

Il y a des traditions qui ne se perdent jamais : les vacances, c’est le sud et une bonne rando en montagne. Cette année, direction le parc du Néouvielle. On passe par Saint-Lary Soulan et ensuite, le petit village d’Aragnouet avant de commencer à grimper avec le bus, qui nous lâche près d’un superbe lac.

Une petite heure de marche, et on est déjà dans des paysages encore plus extraordinaires. Ce lac, par exemple, avec son bleu-vert tellement beau qu’on se croirait en Bretagne…

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Bon, à peine commencé, il y en a déjà (on ne donnera pas de nom) qui sont épuisés, mais heureusement ça n’était que passager Sourire

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Après ça, Yves était reparti comme en 40, et on a tracé – quasiment non-stop – jusqu’au bivouac :

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Il faut reconnaître qu’on a été gâtés côté neige : il y en avait partout. Jamais ça n’a été aussi facile de trouver de l’eau. Les beaux jours d’août aidant, ça ruisselait de partout.

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Arrivés à ce qui allait être notre campement, j’ai eu la bonne surprise que le petit lac soit idéalement chauffé (Yves connaissait déjà). Enfin, idéalement chauffé pour un lac de montagne, c’est-à-dire entre 12 et 15°. Pas les Seychelles non plus, mais suffisant pour aller se faire quelques brasses en même temps que la douche.

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Le truc sympa, c’est qu’au bord du lac, il y avait une pierre plate avec à peine quelques centimètres d’eau, et qui était chauffée toute la journée, l’exposition étant idéale. Du coup, ça permettait de s’assoir pour le shampoing et la douche, ce qui est – il faut avouer – beaucoup moins casse-gueule que de se tenir en équilibre sur les rochers du bord.

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Le lendemain, les choses se corsent : on va tout en haut, et c’est moins drôle pour les non-spécialistes comme moi. Heureusement, nous sommes bien équipés, avec des crampons costauds.

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De toute façon, sur ce genre de dévers, sans, c’était clairement demi-tour.

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Même avec les crampons, ça n’empêche d’ailleurs pas les débutants de se prendre une belle gamelle, tellement la pente est forte. Voici ce que ça donne en se retournant, c’est-à-dire après s’être enlevé la neige coincée sous le tee-shirt, avoir calmé son palpitant et commencé à en rire…

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En soi, ce n’est pas trop gênant : ça râpe un peu, mais comme je n’ai pas roulé, j’ai pu assez vite planter les crampons et m’arrêter. Non, ce qui était le plus flippant, c’est plutôt que quelques centaines de mètres plus bas, il y avait un petit lac du genre où on n’a pas tellement envie de tomber tout habillé avec un sac :

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Finalement, plus de peur que de mal, même si la descente nous a fait prendre un itinéraire un peu différent. Au sommet, nous pouvons même passer un coup de fil à nos chères et tendres, qui ne le reçoivent pas puisqu’elles courent les brocantes Sourire

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Le cellulaire passe en montagne ? Ben oui, ça dépend des endroits, mais là, quand on se tournait, voici la vue :

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L’observatoire du Pic du Midi, avec toutes ses antennes relais, et plus de barrettes que si on était en bas dans la vallée. Après un reste de journée également épique, avec quelques endroits particulièrement scabreux où ça ne passait pas, même avec les crampons, nous avons finalement réussi à retrouver le campement en un seul morceau, prendre le repas du soir en étant assaillis par les moustiques, et au dodo.

Le lendemain, redescente en passant par un autre endroit, à savoir ici :

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D’en bas, ça ne donne pas grand chose, mais en haut, c’est quand même bien caillouteux et roulant. J’avoue que j’était assez content quand les chemins ont commencé à être moins dangereux, et qu’on pouvait à nouveau profiter du paysage, avec tous ces petits lacs :

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Enfin, quelques heures plus tard et après avoir pris le bus pour nous redescendre à Aragnouet, nous voici à la dernière étape, capitale, du tour en montagne, à savoir : reprendre un vrai repas, assis autre part que sur un caillou, sans moustique. Cette tarte aux myrtilles a toujours un goût particulier : celui d’être revenu sur terre…

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