Blog de JP Gouigoux

26/05/2010

Electricité et isolation pour la roulotte

Filed under: Roulotte — jpgouigoux @ 7:27

Après une première partie de la journée à finir les cloisons intérieures des murs, on a pu passer tous les câbles électriques entre les deux cloisons, et commencer l’isolation.

Première chose : le raccordement à prévoir à l’électricité, en restant bien sûr à l’abri de toute projection ou écoulement d’eau. Pour cela, une prise semi-étanche, ou encore mieux un bloc extérieur en prise mâle, mais je n’en ai pas trouvé.

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Les passages de gaines dans les murs nécessitent de faire des trous dans les montants, mais vu que ce n’est que du 16 mm de diamètre, ce n’est pas méchant par rapport à la section de 60 mm du bois.

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Le deuxième câble, plus petit et qui profite du trou pour passer, est celui des lampes solaires qui éclaireront (ambiance seulement) l’intérieur. On garde un vrai éclairage pour les soirées passées dans la roulotte, mais l’éclairage solaire avec déclencheur sur la luminosité permettra de rester en fin d’après-midi à la mi-saison.

Les cloisons internes étant finies, on a enfin une idée plus précise du volume intérieur :

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On peut alors attaquer l’isolation. Pour cela, on commence par visser les plaques de chanvre dans les cloisons :

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Il est important de surtout visser par le haut, car les plaques auront tendance à se tasser au fur et à mesure des années, et il faut qu’elles restent bien jointives. Du coup, on n’hésite pas à bourrer les chutes dans tous les raccords.

Ensuite, on ajoute l’isolant fin (17 couches), en le clouant sur l’intérieur des montants. Ne pas hésiter à laisser un peu plus pour ne pas se retrouver en difficulté pour la fixation, sachant qu’après on peut rabattre simplement et scotcher pour ne pas être embêté lorsqu’on mettra le panneau de CP pour la cloison externe. Sur la photo ci-dessous, le côté droite est juste fixé, et le gauche a déjà été rabattu et fixé au ruban adhésif :

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Dans un premier temps, on s’occupe seulement des deux pignons, et on laisse les côtés qui sont plus simples pour plus tard. Du coup, ça donne ceci à l’arrière :

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On voit au passage le petit panneau solaire qui restera à l’extérieur, et a été fixé temporairement juste pour charger les batteries des lampes.

Une fois les plaques de CP mises en place, voici à quoi ressemble le même pignon. Les côtés ont été crénelés comme pour les cloisons intérieures, de façon à avoir un emboîtement dans les deux sens, même si c’était moins important que pour les cloisons intérieures.

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Sur le devant, ça donne ceci :

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Quant aux côtés, comme je le disais plus haut, on se les garde pour la prochaine fois.

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Pas ce week-end, car nous avons des invités, mais mercredi prochain, on reprendra le boulot. Si il fait beau, les murs à finir, et l’électricité à brancher (et à faire viser par un pro), et sinon, ça sera le parquet. L’avantage étant que la roulotte étant enfin hors d’eau, on peut bosser à l’intérieur si le climat ne nous aide pas.

Juste avant, ma petite femme aura réparé les carreaux manquants de la fenêtre arrondie au pignon arrière. Du coup, on sera vraiment à l’abri…

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23/05/2010

Cloisons intérieures pour la roulotte

Filed under: Roulotte — jpgouigoux @ 6:54

J’ai passé toute la journée à bosser, mais ça ne fait pas grand chose à expliquer, vu qu’il n’y a rien de compliqué : c’est juste prendre les mesures, ne pas se tromper sur l’équerrage, et faire beaucoup de manutention car les plaques de 1,20 x 2,50 m ne se laissent pas transporter facilement…

Voici le résultat à la fin de la journée. Pour les très observateurs, oui, le maître couple dépasse de l’épaisseur des murs, même quand les cloisons extérieures seront posées. C’est normal : il sera taillé à mesure sur place, quitte à faire à la scie à métaux.

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Pour donner une idée de l’intérieur, voici la vue vers l’arrière, avec les panneaux de chanvre qui attendent.

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Et une vue vers l’avant, sur laquelle on voit le rouleau d’isolant fin qui viendra par dessus, et servira en même temps de pare-vapeur.

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Pour faire un peu de technique quand même : les coupes sont parfois un peu bizarre, mais en fonction des montants, on est parfois obligé de ne pas suivre la coupe logique, de façon à toujours avoir un appui.

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Ceci se voit encore plus sur la fenêtre du fond : on pourrait se demander pourquoi il y a un décalage en haut. En fait, c’est uniquement pour que la plaque du haut appuie elle aussi sur le montant de bois.

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Voilà pour le résumé de la journée. Demain, on verra en fonction de la motivation. C’est jour férié, mais si il fait beau, peut-être que j’en profiterai pour avancer sur les cloisons, voire si possible fermer la roulotte en cloisons intérieures. Après, ça sera plus long car il faudra poser l’isolant, et à chaque morceau de cloison, fermer aussitôt avec le CP.

22/05/2010

Toit en zinc pour la roulotte

Filed under: Roulotte — jpgouigoux @ 7:43

En théorie, ça aurait été plus logique de monter les murs puis le toit, mais j’en avais marre de devoir sans arrêt bâcher la roulotte pour ne pas risquer que de la pluie arrive sur l’isolant en chanvre. Donc, le toit est en route dès vendredi soir. Je prends livraison des bacs de zinc cintrés sur mesure, et un ami couvreur vient m’aider pour le démarrage. J’ai déjà fait ce genre de pose sur une maison, mais c’est toujours mieux d’être à deux paires d’yeux, et surtout, si il faut souder, je ne sais pas faire.

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Une petite photo pour faire admirer le sens du rangement (et surtout la capacité du combo). Pour une fois, j’ai du bol : les bacs font 2,63 m et le combo peut prendre 2,70 m. En plus, la courbure épouse le dessus du siège avant incliné et le siège bébé renversé à l’arrière. Nickel, quoi…

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Allez, on attaque : Gilles commence les rives, pendant que je taille la volige au droit. Les profils se fixent directement dans la volige avec de la vis autoforante (important, sinon ça patine sur le zinc).

Les bacs de zinc sont fixés à la volige avec des pattes sur un des côtés : 3 pattes fixes au centre, et des pattes coulissantes tous les 30 centimètres environ vers les bords, de façon à compenser la dilatation. Attention de fixer les pattes avec la partie glissante au centre.

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Une fois le bac vissé, on peut poser le bac suivant dessus, et on utilise deux pinces spéciales pour refermer le bourrelet de zinc et ainsi rendre les deux bacs solidaires. Le tout sans soudure.

Une première passe pour refermer le premier pli :

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Puis une seconde pour le deuxième pli, avec une pince légèrement différente, et qui s’utilise à l’envers de la précédente, et centrée :

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Le zinc ne faisant pas pile la taille en travers, il est ajusté sur le bord le plus visible de la roulotte et taillé à la meuleuse (disque diamant) sur l’autre bord.

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Surtout ne pas se louper sur les 3 cms qu’il faut laisser pour retourner le zinc sous les rives après pose. Et masque et casque anti-bruit absolument obligatoires : le zinc saute en petits copeaux bien coupants…

Le dernier bac doit être ajusté en largeur. Encore une fois, ne surtout pas oublier de laisser 3 cms en plus pour le rabat, sinon il faut en commander un autre. La découpe grossière est faite à la meule, mais pour éviter de se couper, on utilise la pince coupante pour enlever les 2 ou 3 mm de bavure.

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Du coup, le dernier bac est bien ajusté avec 3 cms de tous les côtés, et on peut le serrer au précédent comme les autres. Le boulot sur le toit est alors terminé.

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On travaille ensuite à l’échelle, en commençant par pratiquer des entailles triangulaire sur les bords, en faisant attention de ne surtout pas couper le zinc des rives, sinon l’étanchéité en prendra un coup.

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Une fois ceci réalisé, on peut commencer la pliure à la pince plate, en prenant appui sur les rives en dessous des bacs (on ne le voit pas sur la photo, mais par contre, on voit bien qu’on mort sur les 3 cms).

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Ensuite, on est obligé de tordre à la main (avec des gants, sinon gare aux entailles), et on finit à la pince plate à nouveau, en n’hésitant pas à serrer à fond.

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A la fin, on fait une très légère marque à la pince plate sur les oreilles de la partie dépassant des bacs pour ajouter un peu de rigidité, et on peut passer à la suivante, en appuyant l’échelle sur le bac, qui est désormais normalement assez solide.

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Voilà ce que ça donne une fois terminé :

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Ou bien, vu de plus haut :

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C’est bien sûr très brillant pour l’instant, mais le zinc se patine très vite, et dans quelques mois, il sera gris mat.

Je ne résiste pas au plaisir de mettre une photo d’ensemble, surtout que c’est le meilleur moment de l’année, avec tout qui pousse, la végétation… et la roulotte.

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Si tout se passe bien, demain et après-demain, les murs vont bien avancer. La météo est bonne, et comme le toit protège désormais tout de la pluie, je n’aurai pas à me casser la tête à tout bâcher. Il suffira de mettre les cloisons intérieures et extérieures en même temps, quitte à faire en un peu plus de temps. Et le CP supportera bien un peu de pluie si jamais.

18/05/2010

Mise en place de la volige et de la porte de la roulotte

Filed under: Roulotte — jpgouigoux @ 7:21

Nous avions laissé la roulotte avec la totalité des couples fixés pour le toit, mais rien dessus. Aujourd’hui, opération voligeage, mais tout d’abord, il faut préparer les maîtres couples avec des tasseaux pour qu’ils gardent bien l’écart. Une fois les tasseaux vissés, on découpe le gros à l’égoïne, et on finit au rabot électrique.

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On commence la pose de la volige par le milieu, et en la mettant à affleurer du côté de la frise, de façon que la découpe finale ne se fasse pas dessus. Avant de démarrer, on a pris soin de mettre des tasseaux entre chaque couple, de façon à avoir plus de rigidité du toit. Les tasseaux sont mis en quinconce de façon à pouvoir facilement mettre une vis traversante à chaque extrémité.

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Quelques heures plus tard à deux, la volige est posée. On part du centre, et on descend la volige des deux côtés, en prenant bien garde de tasser le plus possible pour éviter le retrait lors du séchage. On utilise des vis, vu que les pointes risqueraient plus d’éclater le CP des couples. Les têtes sont bien enfoncées, de façon à ne pas être en contact avec le zinc, et réduire les risques d’électrolyse. Le plus simple pour la pose est, dès que c’est possible, de faire à deux en mettant deux bras d’échelle sur le côté.

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Pendant ce temps, la porte est mise en place par mon beau-frère. Et oui, on a bossé chez lui tout le samedi, alors il se retrouve de corvée 🙂

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Il fait vraiment ça très bien, je n’hésiterai pas à le rembaucher. La serrure est mise en place, et on peut fermer la porte à clé. Bon, il n’y a toujours pas de mur, mais c’est en cours. Un petit trou dans le sol pour l’arrivée du câble d’alimentation électrique, et c’est fini de ce côté-là. Oui, à priori, tout l’éclairage sera solaire, mais le jour où il y a une soirée pyjama là-dedans ou des hôtes, ça vaudra le coup d’avoir une prise pour mettre de la musique, un rasoir électrique, que sais-je encore…

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Pendant ce temps, je commence les cloisons intérieures. L’encoche dans la porte est vraiment limite, il faut forcer un peu, mais au moins ça bloque bien. On laisse juste la moitié de la longueur avec des pattes de fixation dans le montant, et suffisamment de retrait pour laisser le prochain mur venir dans les fentes qui restent ouvertes. Comme ça, on aura un bon blocage des cloisons, et surtout, ça permet d’avoir un vissage des deux cloisons sur les montants, et donc plus de rigidité. Comme prévu, la cloison pose bien sur le sol, de façon à ce que le poids ne soit pas supporté par les vis. Pour l’intérieur, ça pouvait difficilement être fait autrement. C’est surtout pour la cloison extérieure que c’était important, surtout qu’elle portera tout le clin.

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Bon, c’est à peu près fini pour la journée, à part que, comme le toit ne va arriver que le week-end rallongé dans quelques jours, il faut à nouveau bâché, surtout que j’ai oublié de le préciser (ce n’est pas vraiment une notice de montage), mais l’isolant chanvre a été mis entre les deux parties des couples maîtres, car on ne pourra pas y ré-intervenir après à cause de la volige.

Et pendant qu’on bosse, Polochon regarde tranquillement. Je crois qu’il aime bien…

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02/05/2010

Plans de la roulotte

Filed under: Roulotte — jpgouigoux @ 8:11

Bon, je me rends compte que les images et les quelques mesures données dans les articles de ce blog ne sont pas vraiment suffisants pour les plus curieux techniquement. Du coup, je me lance aussi dans une série de blogs sur les méthodes de construction détaillées, avec plans.

Je commence par le châssis, avec les détails des deux bastaings en premier :

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Ensuite, la description des cinq traverses :

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Les sept pièces décrites ci-dessous sont taillées dans de la section 225 x 75. Pour les deux bastaings, pas facile de transporter plus de 4,50 m. Par contre, pour les cinq traverses, n’hésitez pas à prendre du 3,90 m, vu que les chutes serviront ensuite pour le montage des roues.

L’assemblage de ces pièces se réalise comme suit :

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Cette capture d’écran montre l’ensemble à l’endroit : les traverses sont sur le dessous, car ce sont elles qui supportent les roues. Du coup, pour que les efforts se fassent dans le bon sens, c’est-à-dire la compression du bois et surtout pas l’étirement sur les tire-fonds, il faut bien sûr avoir de haut en bas les bastaings, les traverses, les supports de roues, les essieux et les roues. Par contre, je vous recommande de monter le châssis à l’envers pour faciliter la pose des roues. Ca oblige à faire une opération de retournement d’un ensemble assez lourd, donc il faut faire attention et avoir pas mal de bras pour sécuriser l’opération, mais le reste de l’assemblage est beaucoup plus pratique si vous pouvez.

Une fois le treillis assemblé, on passe aux montants :

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Les dimensions sont bien sûr indicatives. Avoir les montants qui dépassent de 200 cm vous donneront, entre le plancher de 84 mm, le parquet, les sablières et l’arrondi du toit, environ 190 cm de hauteur de plafond au plus bas et 215 cm au plus haut. Si vous voulez avoir plus de hauteur, vous augmenterez d’autant ou vous pouvez jouer sur la courbure du toit. Mais attention aux proportions, qui peuvent s’éloigner ensuite de la roulotte traditionnelle, même si, après recherche bibliographique, on trouve vraiment de tout comme style et comme dimensions.

Pour finir cette première partie, on monte les sablières, qui sont en section 60 x 44 (en général, on trouve du 63 x 44, donc il faudra raboter un peu : en effet, les montants font 60 x 60, et il faut être ajusté précisément pour pouvoir visser les murs sandwich à l’intérieur comme à l’extérieur. Idéalement, j’aurais mis du 450 cm au lieu de 420 cm de long, mais je n’en ai pas trouvé. Du coup, je ferai voir le montage pour rallonger le déport du toit.

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Faites absolument un avant-trou. Dans la sablière bien sûr, mais également dans le montant en diamètre réduit, pour ne pas éclater le bois. Normalement, on ne visse pas dans le fil du bois (c’est pour ce genre de situation que les vis auto-forantes sont intéressantes), mais vu que l’effort sera uniquement en appui, il n’y a pas beaucoup de risque, et pour être sûr de ne pas avoir de problème, on rajoutera des équerres par en dessous :

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Encore une fois, les efforts seront très limités, donc pas la peine d’en mettre des deux côtés.

Voilà pour ce premier article plus technique. En espérant que ça serve à quelqu’un. Merci de me prévenir si vous utilisez ce blog : ça me ferait plaisir de savoir que je n’ai pas passé du temps à documenter sans utilité.

01/05/2010

Travaux réduits pour cause de pluie

Filed under: Roulotte — jpgouigoux @ 7:12

Et oui, ça arrive qu’il pleuve en Bretagne. Ou c’est peut-être l’Esprit du 1er Mai qui n’a pas aimé que je ne chôme pas cette journée… Toujours est-il que les travaux ont été limités à la pose d’une fenêtre, l’étanchéité du plancher (qui n’était pas prévu), et la fin des couples du toit.

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Vue la pluie de ce matin, le plancher a en effet laissé quelques infiltrations d’eau et j’ai du mettre le chanvre à sécher. C’est bête, la pluie est tombée pile au seul moment où il ne fallait pas et la bâche n’a pas suffi. Du coup, joints étanches tout autour des plaques basses, et entre chaque plaque OSB, plus une bâche sur le toit et une autre vers les vents dominants. Sur la photo ci-dessus, on voit bien que tous les couples ont été posés. J’ai préféré faire ça le plus vite possible, comme ça le reste est à peu près à l’abri.

Mais le mieux sera quand même de vite faire les murs, parce que, vu comme ça, elle n’est vraiment pas mise en valeur, notre roulotte :

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Pour ceux qui s’intéressent à la méthode, la  fenêtre a été montée directement sur le tasseau de support, en la collant contre le montant. Ensuite, le dessus et le côté manquant sont rajoutés et vissé. A chaque fois, du joint étanche est écrasé par le bois pour l’étanchéité. La fenêtre est posée avec 9 mm de retour dans la pièce, pour se retrouver à fleur lorsque les panneaux intérieurs seront posés.

Prochaine étape : la deuxième fenêtre, la porte, la frise de façade, ou peut-être les premières cloisons. Il faudra aussi faire un renfort de fenêtre sur la façade arrière. Et penser à mettre la volige le plus vite possible si la météo reste à la pluie.

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