Blog de JP Gouigoux

26/07/2015

Retour en montagne… version luxe

Filed under: Perso — jpgouigoux @ 12:18

Cette année, au lieu de grimper avec la tente, le réchaud et tout le barda, on teste le refuge. Eh oui, on se fait vieux, on s’habitue au luxe, et l’idée de se mal dormir sur un sol penché et de se réveiller en grelotant ne fait plus recette. Ce sera donc Refuge du Rulhe pour deux nuits. Bon, la première en tente quand même car le refuge est plein (14 juillet oblige), mais la seconde sur de vrais lits. Le luxe…

Cette année, les balades seront donc autour de ce point central, entre Tarascon sur Ariège et Andorre en Nord/Sud et entre le Montcalm et la vallée d’Orlu en Ouest/Est :

image

Evidemment, avant de partir, il faut faire des réserves de gras, au cas où. Le mieux pour cela étant la mounjetado de Pailhès. Le mounjetado, c’est le cassoulet ariégeois. Il se déguste de préférence avec un verre de Muscat, un demi-melon, une assiette de charcuterie et la moitié du village sur des bancs :

P1030507

Après tout ça, il n’y a pas à tortiller, il faut monter pour éliminer :

P1030513

La première étape est cool : on monte du lac de Laparan au refuge, en passant par le lacs de Fontargente : on ne part qu’à midi ou presque, après avoir longuement fait les courses. Bref, des touristes qui partent avec les maillots de bain et le paquet de chips.

image

Les lacs sont absolument superbes, et tout à fait baignables, avec une température pas tellement inférieure à celle du Golfe du Morbihan, et une eau plus limpide, il faut le reconnaitre :

P1030514

Pour vous dire, même les non-Bretons y sont allés :

P1030519

C’est bien beau tout ça, mais il faut quand même arriver au refuge, et pour cela, repartir un peu à la grimpette, mais vraiment rien de méchant. Pas même un pierrier, c’est pour dire… Après deux heures maxi, on arrive au Refuge du Rulhe :

P1030524

Ca fait toujours plaisir d’arriver (et de se déchausser), et quand l’accueil est aussi sympa, on sait qu’on va passer une bonne soirée. Ce sera effectivement le cas, à table avec un couple de Toulouse et deux Hollandais qui font la HRP par étapes de dix jours, tous les quatre super sympas. Fin de la soirée à onze heures bien passées, à la poire et à la prune pour certains dont nous tairons le prénom. Nous avons bien fait de nous abstenir, car la deuxième journée… fût dure… très dure.

Le lendemain, on part bien plus tôt. A huit heures, on est sur le chemin (oups, sans oublier les bâtons), et ça se présente un brin plus consistant. En gros, on commence par aller là :

image

Mais ça, ça n’est que la toute petite partie qui descend :

image

Au programme pour la suite, cinq bonnes heures de marche dans les pierres et les côtes de dingo, avec heureusement des lacs pour faire des pauses avec les pieds dans l’eau. Et surtout, la surprise du chef : arrivés à la pointe Est, prêts pour le retour au refuge qui devait être deux heures de – pour reprendre l’expression du chef – “autoroute à vache”, un panneau qui parle de 4h45 de trajet !

Et là, on en a bavé comme des ours.

La balade de huit heures s’est finalement transformée en marche du condamné de huit heures à 20 heures, soit douze heures de marche en montagne, soit 42 000 pas. Malgré la fatigue, le coup de chaud et les ampoules, nous avons fini les deux dernières heures en mode pilote automatique (d’où l’absence totale de photos), pour arriver au refuge avant qu’ils ne commencent à s’inquiéter (voire pire : qu’ils commencent à servir le repas Sourire). Le secret : ne penser qu’à une seule chose qui motive (perso, c’était la soupe au refuge)… Mais on a quand même vu deux trois fois le coup où on allait passer une partie de la soirée en montagne et finir à la lampe frontale. Dans les pierriers, on aurait mis un temps fou, mais heureusement, ça s’est bien terminé ce coup-ci aussi !

Qu’est-ce qu’on a été contents quand on a vu ceci :

P1030561

Du coup, après ce marathon en montagne, on n’a pas demandé notre reste le lendemain : redescente directe au parking, juste le temps de prendre une photo de notre refuge (le mot est bien choisi) en nous retournant. Au passage, sur le refuge justement, les gardiens sont super sympas, prennent des nouvelles, donnent des conseils. On voit bien que ce sont des passionnés de la montagne, mais aussi de l’accueil. Et il le faut, pour rester toute la saison là-haut et gérer une telle logistique. Le deuxième soir, vers 10 heures, un des responsables redescendait dans la vallée de nuit pour le boulot ! C’est des costauds…

P1030563

Le paquet de chips aura gonflé et dégonflé pour rien (effet de l’altitude), puisque nous ne l’ouvrons que de retour à Pailhès… On peut dire que son bilan carbone sera élevé, mais c’est surtout à la force des mollets. N’empêche que 250 grammes en trop, pour un puriste de la montagne comme Yves, c’est une catastrophe !

A chaque fois, on dit que l’an prochain, on fera plus cool, donc je ne le redis pas, mais une rando sans surprise, ça serait bien aussi Sourire.

Publicités

Propulsé par WordPress.com.