Blog de JP Gouigoux

19/02/2016

Intelligence artificielle, Open Source : les grandes confusions de l’informatique

Filed under: Perso — jpgouigoux @ 8:50

L’informatique… Peut-être le domaine sur lequel les personnes sans aucune connaissance s’autorisent le plus facilement à se prendre pour des experts. Il ne viendra à personne l’idée de faire des recommandations à un agriculteur sous prétexte qu’il a déjà marché dans de la terre, ou de prétendre donner des leçons à la NASA parce qu’il sait trouver la Grande Ourse dans le ciel. En informatique, pourtant, le simple fait d’avoir utilisé un portable permet apparemment à chacun (journaliste, individu lambda, etc.) d’être propulsé comme légataire d’une vérité technique. Nul besoin d’études, ni même de travailler dans le métier, pensez-vous ! “Mon fils sera informaticien, car il fait des jeux vidéo toute la journée” (entendu en réunion parents/profs).

Intelligence artificielle et idiotie bien réelle

Et voilà comment on se retrouve, à un jour d’écart, à lire deux articles sur l’intelligence artificielle dont la juxtaposition peut prêter à rire, mais dont la différence de contenu fera pleurer n’importe quel informaticien (je veux dire, un VRAI informaticien, qui programme professionnellement) :

1) http://www.lemonde.fr/pixels/article/2016/02/17/une-intelligence-artificielle-en-campagne-pour-la-maison-blanche_4866921_4408996.html (un article expliquant que les avancées de l’IA pourrait permettre à un logiciel de veiller aux destinées d’un des pays les plus influents de la planète)

2) https://www.technologyreview.com/s/600796/the-best-ai-program-still-flunks-an-eighth-grade-science-test/ (un article expliquant que les meilleurs programmes d’IA se plantent toujours à un test de connaissance pour collégiens)

Match retour : méconnaissance sociale contre intelligence informatique

Malheureusement, l’inverse est également vrai, et quand de très grands noms de l’informatique commentent des sujets de sociétés, voire éminemment politiques, ça peut faire aussi peur. Exemple : dans le sujet actuel sur Apple qui refuse de se soumettre aux autorités judiciaires de son pays et donner à des agents assermentés le moyen de lire le contenu crypté d’un iPhone ayant servi à un terroriste, Bruce Schneier, un excellent spécialiste de la sécurité informatique, montre bien la limite d’une approche uniquement technique :

Either everyone gets security or no one does. Either everyone gets access or no one does (source).

L’approche binaire (ou bien personne n’a accès au téléphone, ou bien plus personne n’aura de possibilité de garder le contenu de son téléphone privé) marque quand même un sacré manque de recul sur la façon dont fonctionne la société. Le fait que des agents assermentés seuls aient la possibilité – sur une décision d’un juge, de plus – d’accéder au contenu d’un téléphone fait quand même une sacrée différence avec le fait que tout téléphone puisse être espionné. Personnellement, ma réaction est totalement différente si je vois un policier se balader dans la rue avec une arme ou un quidam quelconque avec un fusil sur l’épaule. Mais peut-être que les Américains sont trop habitués à ce que n’importe qui possède une arme (avec les conséquences que nous connaissons)… Au passage, la cryptographie a pendant longtemps été classée comme arme de guerre, avant que la législation assouplisse ceci. Intéressant de voir que la première réaction à la technologie avait parfaitement cerné son potentiel de dangerosité, et avait pris en première approche les précautions nécessaires.

Le mythe de l’Open Source

Pour finir, un mythe très souvent cité en informatique, et qui fera le lien avec la cryptographie : le fait que le code source soit public rend immédiatement le fonctionnement logiciel compris et plus sûr. On dit souvent qu’avec suffisamment de paires d’yeux, tout bug est supprimé. Et pourtant, c’est dans la librairie OpenSSL, certainement un des logiciels scrutés par le plus d’experts en cryptographe, qu’une faille majeure a encore récemment été découverte, quelque temps après heartbleed. Alors, quand Aaaron Siegel explique (dernier paragraphe du premier article cité plus haut) qu’une façon de mettre les gens plus à l’aise avec Watson (le logiciel d’IA d’IBM) serait de mettre le code source de ce dernier en open source, on atteint le domaine de l’escroquerie intellectuelle.

Je vais prendre un exemple : combien de temps faut-il pour comprendre l’algorithme ci-dessous ?

int function( int a[], int l, int r) {
   int p, i, j, t;
   p= a[l];
   i = l; j = r+1;
		
   while( 1)
   {
   	do ++i; while( a[i] <= p&& i <= r );
   	do --j; while( a[j] > p);
   	if( i >= j ) break;
   	t = a[i]; a[i] = a[j]; a[j] = t;
   }
   t = a[l]; a[l] = a[j]; a[j] = t;
   return j;
}

Certains auront peut-être reconnu la fonction de partitionnement de l’algorithme QuickSort, mais la plupart – y compris des développeurs – ont besoin de se plonger dans l’analyse pour déterminer ce que réalise ce code. Or, il se trouve que cette dizaine de lignes réalise une portion de l’opération informatique peut-être la plus courante, lancée des milliards de fois par jour, à savoir le tri d’une liste.

Alors comment peut-on imaginer une minute que publier plusieurs millions de lignes de code va permettre de rassurer “les gens” sur le biais qu’IBM aurait pu inclure dedans ?

Conclusion

L’informatique est un boulot de spécialistes, et le sera de plus en plus, car toutes les briques de base sont désormais stables. Chaque nouvel algorithme qui se base dessus est plus puissant, mais plus complexe.

Ces spécialistes sont souvent trop experts pour avoir le nécessaire recul sur les implications sociales de leur discipline. Or, celles-ci sont de plus en plus importantes, et affectent largement la politique des Etats (confidentialité, cryptographie militaire, lutte pour les matières premières de l’électronique, etc.)

Il est donc nécessaire de créer des ponts, avec des personnes possédant suffisamment de connaissances dans les deux champs pour arriver à en tirer une compréhension partagée des enjeux. Et en attendant, de faire attention à ce qu’on lit (y compris le présent article, écrit par un informaticien). Bref, d’exercer notre esprit critique.

Vous préférez quoi ? Un Président de la Nation ou un Président de société ?

Filed under: Perso — jpgouigoux @ 6:03

Préférez-vous être dirigé par un Président élu démocratiquement, ou par quelques présidents de sociétés privées, désignés par des actionnaires ? Il faudra peut-être bientôt se poser sérieusement la question, tant les grandes entreprises multinationales empiètent de plus en plus sur le domaine politique, et se sont libérées dans les dernières années de toute retenue.

Tous les pouvoirs sont aujourd’hui attaqués :

  • Exécutif : Tim Cook refuse l’ouverture à des agents assermentés d’un iPhone, se posant ainsi en défenseur des libertés individuelles, sans aucune légitimité, n’étant lui-même ni magistrat, ni élu, ni même sous une quelconque forme d’assermentation;
  • Législatif, par le lobbying intensif des multinationales, dont les consultants vont désormais jusqu’à proposer des textes de lois “clé en main” aux élus démarchés;
  • Judiciaire : Les traités de commerce en devenir souhaitent instaurer des tribunaux privés se substituant aux autorités judiciaires des pays signataires, Bayer et Syngenta portant plainte contre l’Europe suite à l’interdiction de l’utilisation de leur pesticide, etc.

Les multinationales, plus riches que les Etats désormais (le CA d’Apple est supérieur au PIB du Sénégal) et aidés de quelques états plaçant l’argent au centre de tout (Luxembourg, Liechtenstein, Monaco et dans une moindre mesure Royaume-Uni et Irlande) s’autorisent désormais toutes les audaces. Google pense même à transférer un cerveau humain dans une machine, sans réfléchir une minute aux conséquences sociales de la “singularité”, tout en se débrouillant pour ne payer que 0.03% d’impôts sur les bénéfices, en sortant de l’argent par les Pays-Bas en direction du paradis fiscal que sont les Bermudes (source).

Mais que feront les dirigeants de Bayer et Syngenta s’il est prouvé irréfutablement dans dix ans que leurs pesticides ont entrainé l’extinction des abeilles (avec la conséquence attendue de famines massives, les abeilles étant un des principaux agents pollinisants) ? Un communiqué de presse, certainement. Or, comme pour l’amiante, le mal aura déjà été fait.

Que fera Tim Cook lorsqu’il sera clairement établi que ses efforts de cryptographie des messages ont permis quelques attentats majeurs ? Faudra-t-il qu’il soit touché personnellement ou par un de ses proches pour se rendre compte qu’il y a des vies derrière sa décision orgueilleuse ? Ou écrira-t-il simplement encore une “lettre ouverte à ses clients” ?

Tous les signes montrent qu’il est inutile d’attendre la moindre compréhension des enjeux planétaire par ces personnes. Seuls les intéressent les bilans financiers, la marge brute, la satisfaction du pourcent d’actionnaires qui concentre 90% de la richesse planétaire.

Alors que reste-t-il aux Etats ?

Le “quatrième pouvoir” ? La quasi-totalité des médias sont au main d’intérêts privés, il n’existe plus un seul journal papier dont les actionnaires ne soient pas liés à une grande entreprise. Quelques irréductibles survivent et gardent un œil critique (Arrêt sur Image, Rue89, etc.) mais ont une audience limitée et leur survie est précaire (ASI obligé de lancer une souscription récemment pour payer une amende qui menaçait sa survie).

Le terrain moral ? Il est sapé par l’attitude “tous pourris” de la majorité des citoyens qui ne reconnaissent même plus les 90% d’élus qui font du bon travail et sacrifient tout leur temps libre à prendre des responsabilités de maire, d’adjoint, etc. Même un simple mandat de président ou de trésorier d’association sont désormais proches du sacerdoce, tant les bénéficiaires des associations se comportent désormais en simples usagers, aidant de moins en moins à leur fonctionnement. Les médias ne mettant en avant que les “affaires” et vantant l’individualisme à tout crin, comment expliquer à la masse qu’une société ne fonctionne que par sa solidarité ?

L’éducation ? En tant qu’institution, elle est sans cesse attaquée dans ses fondements, alors que c’est la base de tout. Et elle a fort à faire pour contrer les manipulations des esprits. On en revient du coup aux élections, dont un article montre qu’elles sont fortement influençables par les entreprises majeures d’Internet.

Un retour en arrière dans la civilisation

Ne nous y trompons pas : sous des dehors de progrès, les grandes sociétés privées souhaitent un retour en arrière. Leur gestion de l’emploi (précarité des salariés d’Amazon, contournement de la loi sur le travail, reclassements proposés à l’étranger pour un salaire inférieur, etc.) les fait régresser au 19ème siècle. Leur vision de la société avec des gagnants (les futurs “transhumains” ou “augmentés”) et des perdants (tous les autres) est celle de la noblesse du 16ème.

La société progresse quand elle sait canaliser les puissances d’agir par une violence réduite. L’homme préhistorique a fait un pas vers la société quand il a commencé à échanger de la viande contre des fruits, au lieu que le plus costaud file un coup de massue à l’autre et mange tout. Nos sociétés plus récentes ont fait un pas supplémentaire lorsqu’elles ont réduit au seul Etat la légitimité de la violence, par la création des polices. Aujourd’hui, certains profitent de ce qu’ils perçoivent comme une faiblesse pour prendre des libertés qui ne sont pas les leurs. Tous les autres moyens étant inefficaces, que restera-t-il à nos Etats hors cette seule contrainte physique ? Les Etats ne doivent-ils pas d’ores-et-déjà contraindre physiquement ces entreprises à revenir à leur place ?

La lutte de la Commission Européenne contre la fraude fiscale massive des grandes entreprises donnera certainement la réponse à cette question. Si elle échoue, la marche suivante sera l’interdiction d’exercer ou le découpage (comme en son temps l’empire Rockfeller). Si ces deux approches échouent, il ne restera que la contrainte, en espérant que ces sociétés ne se seront pas armées entretemps, sinon la régression civilisationelle sera brutale et majeure.

26/07/2015

Retour en montagne… version luxe

Filed under: Perso — jpgouigoux @ 12:18

Cette année, au lieu de grimper avec la tente, le réchaud et tout le barda, on teste le refuge. Eh oui, on se fait vieux, on s’habitue au luxe, et l’idée de se mal dormir sur un sol penché et de se réveiller en grelotant ne fait plus recette. Ce sera donc Refuge du Rulhe pour deux nuits. Bon, la première en tente quand même car le refuge est plein (14 juillet oblige), mais la seconde sur de vrais lits. Le luxe…

Cette année, les balades seront donc autour de ce point central, entre Tarascon sur Ariège et Andorre en Nord/Sud et entre le Montcalm et la vallée d’Orlu en Ouest/Est :

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Evidemment, avant de partir, il faut faire des réserves de gras, au cas où. Le mieux pour cela étant la mounjetado de Pailhès. Le mounjetado, c’est le cassoulet ariégeois. Il se déguste de préférence avec un verre de Muscat, un demi-melon, une assiette de charcuterie et la moitié du village sur des bancs :

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Après tout ça, il n’y a pas à tortiller, il faut monter pour éliminer :

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La première étape est cool : on monte du lac de Laparan au refuge, en passant par le lacs de Fontargente : on ne part qu’à midi ou presque, après avoir longuement fait les courses. Bref, des touristes qui partent avec les maillots de bain et le paquet de chips.

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Les lacs sont absolument superbes, et tout à fait baignables, avec une température pas tellement inférieure à celle du Golfe du Morbihan, et une eau plus limpide, il faut le reconnaitre :

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Pour vous dire, même les non-Bretons y sont allés :

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C’est bien beau tout ça, mais il faut quand même arriver au refuge, et pour cela, repartir un peu à la grimpette, mais vraiment rien de méchant. Pas même un pierrier, c’est pour dire… Après deux heures maxi, on arrive au Refuge du Rulhe :

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Ca fait toujours plaisir d’arriver (et de se déchausser), et quand l’accueil est aussi sympa, on sait qu’on va passer une bonne soirée. Ce sera effectivement le cas, à table avec un couple de Toulouse et deux Hollandais qui font la HRP par étapes de dix jours, tous les quatre super sympas. Fin de la soirée à onze heures bien passées, à la poire et à la prune pour certains dont nous tairons le prénom. Nous avons bien fait de nous abstenir, car la deuxième journée… fût dure… très dure.

Le lendemain, on part bien plus tôt. A huit heures, on est sur le chemin (oups, sans oublier les bâtons), et ça se présente un brin plus consistant. En gros, on commence par aller là :

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Mais ça, ça n’est que la toute petite partie qui descend :

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Au programme pour la suite, cinq bonnes heures de marche dans les pierres et les côtes de dingo, avec heureusement des lacs pour faire des pauses avec les pieds dans l’eau. Et surtout, la surprise du chef : arrivés à la pointe Est, prêts pour le retour au refuge qui devait être deux heures de – pour reprendre l’expression du chef – “autoroute à vache”, un panneau qui parle de 4h45 de trajet !

Et là, on en a bavé comme des ours.

La balade de huit heures s’est finalement transformée en marche du condamné de huit heures à 20 heures, soit douze heures de marche en montagne, soit 42 000 pas. Malgré la fatigue, le coup de chaud et les ampoules, nous avons fini les deux dernières heures en mode pilote automatique (d’où l’absence totale de photos), pour arriver au refuge avant qu’ils ne commencent à s’inquiéter (voire pire : qu’ils commencent à servir le repas Sourire). Le secret : ne penser qu’à une seule chose qui motive (perso, c’était la soupe au refuge)… Mais on a quand même vu deux trois fois le coup où on allait passer une partie de la soirée en montagne et finir à la lampe frontale. Dans les pierriers, on aurait mis un temps fou, mais heureusement, ça s’est bien terminé ce coup-ci aussi !

Qu’est-ce qu’on a été contents quand on a vu ceci :

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Du coup, après ce marathon en montagne, on n’a pas demandé notre reste le lendemain : redescente directe au parking, juste le temps de prendre une photo de notre refuge (le mot est bien choisi) en nous retournant. Au passage, sur le refuge justement, les gardiens sont super sympas, prennent des nouvelles, donnent des conseils. On voit bien que ce sont des passionnés de la montagne, mais aussi de l’accueil. Et il le faut, pour rester toute la saison là-haut et gérer une telle logistique. Le deuxième soir, vers 10 heures, un des responsables redescendait dans la vallée de nuit pour le boulot ! C’est des costauds…

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Le paquet de chips aura gonflé et dégonflé pour rien (effet de l’altitude), puisque nous ne l’ouvrons que de retour à Pailhès… On peut dire que son bilan carbone sera élevé, mais c’est surtout à la force des mollets. N’empêche que 250 grammes en trop, pour un puriste de la montagne comme Yves, c’est une catastrophe !

A chaque fois, on dit que l’an prochain, on fera plus cool, donc je ne le redis pas, mais une rando sans surprise, ça serait bien aussi Sourire.

01/07/2014

Protégé : Vacances en Irlande

Filed under: Perso — jpgouigoux @ 3:29
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14/09/2013

Première randonnée vélo en famille

Filed under: Perso — jpgouigoux @ 2:17

Je l’avoue, j’en rêvais depuis longtemps, et ça y est : ma pitoune est assez grande pour partir en vraie rando vélo, avec halte camping, pique-nique et tout le folklore associé Sourire. Histoire de commencer en douceur, l’itinéraire idéal : le chemin de halage sur le canal de Nantes à Brest. Tout plat, et surtout, comme on doit revenir en arrière et que ça part des deux côtés du point de départ, on peut commencer le retour le premier jour pour compenser un coup de mou le deuxième, tout en étant sûr de ne pas voir deux fois le même paysage.

Nous partons donc de Josselin, avec son château :

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Toute la journée, ce sont ce genre de magnifiques paysages qu’on voit, sans arrêt, et surtout en silence, car il n’y a pas de voitures et que quelques rares autres promeneurs. Un calme incroyable, et la proximité de l’eau. Quelques pauses de temps en temps, pour voir fonctionner une écluse, prendre une barre de céréales, ou regarder un animal…

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On arrive vers Malestroit, où plein de petits bâteaux sont rangés sur le bord pour des dimanches après-midi à la campagne…

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De temps en temps, une pause un peu plus longue pour bien se reposer, et du coup, Rummikub pour passer le temps, avec ce qu’on trouve comme chaises et comme tables.

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Le soir, malgré 55 kilomètres, Clémence pète toujours la forme et va faire du trampoline dans le camping. Ensuite, l’appétit pour une pizza aidant, nous referons 5 kilomètres de vélo de plus, mais ça valait le coup. Un dernier coup de Rummikub dans la tente avant de dormir, mais on ne finira pas la partie car il fait trop sombre.

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Après une nuit plutôt calme, mais froide à cause de la brume, la tente est pliée et les bagages faits dès huit heures du matin, un record dans ma vie de campeur Sourire. Nous reprenons la route pour rentrer à Josselin. Une bonne trentaine de kilomètres à rythme cool, pour arriver à la voiture vers midi. Au total, 90 kilomètres en une journée et demie. Clémence avait juste un peu mal aux mains, malgré les gants, mais était ravie de sa sortie !

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La prochaine, fois, on fait le canal dans l’autre sens, ou en partant de Saint Laurent sur Oust…

La montagne, encore et toujours…

Filed under: Perso — jpgouigoux @ 2:00

Il y a des traditions qui ne se perdent jamais : les vacances, c’est le sud et une bonne rando en montagne. Cette année, direction le parc du Néouvielle. On passe par Saint-Lary Soulan et ensuite, le petit village d’Aragnouet avant de commencer à grimper avec le bus, qui nous lâche près d’un superbe lac.

Une petite heure de marche, et on est déjà dans des paysages encore plus extraordinaires. Ce lac, par exemple, avec son bleu-vert tellement beau qu’on se croirait en Bretagne…

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Bon, à peine commencé, il y en a déjà (on ne donnera pas de nom) qui sont épuisés, mais heureusement ça n’était que passager Sourire

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Après ça, Yves était reparti comme en 40, et on a tracé – quasiment non-stop – jusqu’au bivouac :

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Il faut reconnaître qu’on a été gâtés côté neige : il y en avait partout. Jamais ça n’a été aussi facile de trouver de l’eau. Les beaux jours d’août aidant, ça ruisselait de partout.

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Arrivés à ce qui allait être notre campement, j’ai eu la bonne surprise que le petit lac soit idéalement chauffé (Yves connaissait déjà). Enfin, idéalement chauffé pour un lac de montagne, c’est-à-dire entre 12 et 15°. Pas les Seychelles non plus, mais suffisant pour aller se faire quelques brasses en même temps que la douche.

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Le truc sympa, c’est qu’au bord du lac, il y avait une pierre plate avec à peine quelques centimètres d’eau, et qui était chauffée toute la journée, l’exposition étant idéale. Du coup, ça permettait de s’assoir pour le shampoing et la douche, ce qui est – il faut avouer – beaucoup moins casse-gueule que de se tenir en équilibre sur les rochers du bord.

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Le lendemain, les choses se corsent : on va tout en haut, et c’est moins drôle pour les non-spécialistes comme moi. Heureusement, nous sommes bien équipés, avec des crampons costauds.

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De toute façon, sur ce genre de dévers, sans, c’était clairement demi-tour.

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Même avec les crampons, ça n’empêche d’ailleurs pas les débutants de se prendre une belle gamelle, tellement la pente est forte. Voici ce que ça donne en se retournant, c’est-à-dire après s’être enlevé la neige coincée sous le tee-shirt, avoir calmé son palpitant et commencé à en rire…

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En soi, ce n’est pas trop gênant : ça râpe un peu, mais comme je n’ai pas roulé, j’ai pu assez vite planter les crampons et m’arrêter. Non, ce qui était le plus flippant, c’est plutôt que quelques centaines de mètres plus bas, il y avait un petit lac du genre où on n’a pas tellement envie de tomber tout habillé avec un sac :

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Finalement, plus de peur que de mal, même si la descente nous a fait prendre un itinéraire un peu différent. Au sommet, nous pouvons même passer un coup de fil à nos chères et tendres, qui ne le reçoivent pas puisqu’elles courent les brocantes Sourire

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Le cellulaire passe en montagne ? Ben oui, ça dépend des endroits, mais là, quand on se tournait, voici la vue :

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L’observatoire du Pic du Midi, avec toutes ses antennes relais, et plus de barrettes que si on était en bas dans la vallée. Après un reste de journée également épique, avec quelques endroits particulièrement scabreux où ça ne passait pas, même avec les crampons, nous avons finalement réussi à retrouver le campement en un seul morceau, prendre le repas du soir en étant assaillis par les moustiques, et au dodo.

Le lendemain, redescente en passant par un autre endroit, à savoir ici :

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D’en bas, ça ne donne pas grand chose, mais en haut, c’est quand même bien caillouteux et roulant. J’avoue que j’était assez content quand les chemins ont commencé à être moins dangereux, et qu’on pouvait à nouveau profiter du paysage, avec tous ces petits lacs :

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Enfin, quelques heures plus tard et après avoir pris le bus pour nous redescendre à Aragnouet, nous voici à la dernière étape, capitale, du tour en montagne, à savoir : reprendre un vrai repas, assis autre part que sur un caillou, sans moustique. Cette tarte aux myrtilles a toujours un goût particulier : celui d’être revenu sur terre…

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20/05/2013

Protégé : Le premier MOC Lego de Mathieu

Filed under: Perso — jpgouigoux @ 8:38
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28/04/2013

Protégé : Spéciale dédicace à Maxime et Marie, de la part de Mathieu

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09/07/2010

Article Ouest-France

Filed under: Perso — jpgouigoux @ 6:54
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Suite à ma nouvelle primée, j’ai même eu le droit à apparaître dans un article du Ouest-France du lundi 28 juin 2010 :

StinkingRoseOuestFrance

Et honnêtement, je n’en suis pas peu fier, car j’étais le dernier de la famille à n’être jamais passé dans le journal 🙂

29/06/2010

The Stinking Rose

Filed under: Perso — jpgouigoux @ 8:11
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J’ai le plaisir de vous annoncer que ma nouvelle “The Stinking Rose” a été récompensée du deuxième prix du concours de nouvelles de la Médiathèque de Plescop, sur le thème du Polar.

Je gagne donc un beau chèque-cadeau qui va me permettre de m’offrir encore plus de bouquins, et promis, ce ne sera pas de l’informatique 🙂

Certains d’entre vous ont déjà été mis au courant et ont eu la gentillesse de demander à lire ma prose. Voici donc The Stinking Rose, sous licence Creative Commons by-nc-nd.

Bonne lecture !

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