Blog de JP Gouigoux

28/04/2010

Pose du plancher, et des premiers couples

Filed under: Roulotte — jpgouigoux @ 8:59

Allez, on réattaque dès le lendemain, tant qu’il fait beau et que le chantier est chaud (les RTT sont la plus belle invention de l’homme après le beurre). On commence par le plancher. Hier, les plaques de CP ont été posées et serrées. L’étape suivante consiste à pointer des tasseaux de bois de 40 mm pour donner l’épaisseur dans laquelle on mettra l’isolant, en l’occurrence des panneaux de laine de chanvre.

Pour limiter les coupes, on fait des écarts de 60 cm de chaque côté. Les tasseaux sont juste à l’intérieur des montants, de façon que l’isolant des murs descende au niveau de la première plaque de bois du plancher.

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Vu que la zone du milieu est du coup un peu plus large, on met quelques morceaux de tasseaux pour bien rigidifier le tout. Puis, on pose les plaques d’OSB (en 22 mm) aussi, et on visse aux quatre coins dans un premier temps pour être bien jointif. Plus tard, on remettra quelques vis pour limiter le travail du bois, bien qu’il y ait moins de risque sur cette deuxième couche qu’en dessous.

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On remarque bien sur la photo ci-dessus que les tasseaux et l’OSB s’arrêtent bien en retrait du CP. Une fois que le plancher est terminé et que les vis manquantes ont bien été rajoutées, on peut passer aux couples, en commençant par les couples maîtres, à savoir ceux qui sont sur les pignons. Pour l’assemblage des couples, voyez un article précédent où je détaillais ça.

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Le couple maître au dessus de l’entrée est assemblé en deux parties correspondant aux deux épaisseurs du mur (comme celui de l’autre pignon, mais ce dernier n’a pas de porte, donc pas d’encoche à réaliser).

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L’encoche dans la porte est réalisée avec 8 mm de matériau en plus pour venir s’emboîter dans la rainure qui avait été pratiquée sur tout le pourtour de la porte au niveau de la cloison intérieure. Les cloisons intérieures seront en OSB, sauf cette partie qui sera un CP, pour une simple raison de meilleure utilisation des chutes de bois. Ces couples maîtres permettent en effet de réutiliser la partie basse des plaques de CP dans lesquelles les couples ont été taillés.

On fait aussi une encoche pour les sablières, alors que pour tous les autres couples, ce sera l’inverse : le couple sera juste poncé et c’est la sablière qui recevra une encoche (2 cm au plus profond, et 0 à l’intérieur).

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Un fil tendu entre les deux couples maîtres permet de vérifier le parfait alignement des couples, ce qui est nécessaire pour ne pas avoir de problème avec le zinc et son assemblage sur le toit.

J’avais oublié hier de préciser que les roues ont enfin été assemblées correctement, avec des chevilles adaptées comme ceci :

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C’est quand même plus propre. Mais revenons à nos couples. L’assemblage n’est pas réalisé avec des vis directement de bois à bois pour ne pas risquer de tomber sur les vis d’assemblage de la sablière, mais surtout pour éviter de tordre le couple, car il est difficile de réaliser une encoche qui suive parfaitement le profil.

Du coup, on met des équerres de chaque côté :

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Oui, je sais, les vis dépassent, c’est du travail de sagouin et proprement un scandale. Mais vu que personne ne mettra jamais les doigts là-dedans, et que ça peut même être utile pour coincer l’isolant du toit, je n’allais pas faire un aller-retour au magasin pour trouver des vis plus adaptées.

Au passage, cette dernière photo fait mieux voir l’encoche réalisée dans la sablière pour laisser passer le couple. Les couples sont espacés de 45 cm environ, ce qui est tout à fait acceptable vue la rigidité de l’ensemble. Vue par contre la masse de bois que tout ceci représente (et on n’a pas encore mis les murs), je me dis que j’ai bien fait de surdimensionner le châssis… Le truc rassurant, par contre, est la grande rigidité du plancher quand on a mis la deuxième couche en OSB.

Ca commence à devenir une habitude de finir avec la nuit. Et j’avais encore tant de trucs que j’aurais voulu faire aujourd’hui : mettre en place la porte, les fenêtres, le renfort sous la fenêtre arrière, les entretoises entre les couples. Mais bon, pour l’instant, on s’arrête là :

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La météo annonçant de l’orage pour demain, et vu que le plancher comporte désormais de l’isolant, ma petite femme qui prévoit tout m’aide à bâcher le plus gros, et les couples restent sur le toit. Vue leur épaisseur, ils ne risquent pas de s’envoler ou de gondoler d’ici le week-end.

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27/04/2010

Fin du plancher et des montants, et mise en place des sablières

Filed under: Roulotte — jpgouigoux @ 9:14

Vraiment, ça n’aurait dû être que le plancher et les montants. D’abord parce que, après avoir essayé les deux, c’est clairement plus simple de mettre en place le plancher d’abord et les montants ensuite. Et puis également parce que les sablières n’étaient pas prévues pour aujourd’hui, mais tant pis…

DSC_0221 Les traverses pour supporter les fenêtres ont été mises en place et ma petite femme avait fini la peinture avec les enfants ce week-end. Par contre, il faudra du joint d’étanchéité.

Afin de ne pas avoir trop de déplacement sur la première couche de plancher, j’utilise des barres de jonction fixées avec des vis pregy qui ont l’avantage de faire pile la bonne taille pour du CP de 22 mm.

DSC_0222 Ensuite, comme il est impossible de mettre tous les montants pile à la même hauteur, un coup de cordeau pour aligner. La scie circulaire à bout de bras, perché sur un escabeau et avec la poussière qui revient dans la figure parce que le guide ne peut être attaché que vers le bas, c’était scabreux. Surtout que la nuit tombait. Mais bon, du coup, les sablières sont fixées.

Je me suis servi de la fixation pour ramener tous les montants au niveau vertical, et je m’en sors pas mal. Par contre, j’ai un centimètre d’écart entre les longueurs de sablières dépassant de la partie avant. Rien de catastrophique, mais le niveau de la face arrière n’est pas parfait. En même temps, à part faire un gabarit géant qu’on reproduirait entre le haut et le bas, je ne vois pas comment faire, surtout avec des montants de récup’ vrillés jusqu’à la gauche (j’ai enlevé 2 cm de profondeur à certains endroits pour les redresser)…

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La nuit est vraiment complètement tombée, mais ça a bien avancé. Demain, les premiers panneaux de murs intérieurs, et si possible la fixation des fenêtres latérales. Ou alors la mise en place des couples, ça dépendra de ce qui me paraît le mieux à faire en premier. La nuit porte conseil, et il commence à se faire tard. Dodo…

25/04/2010

Mise en place des montants de la roulotte

Filed under: Roulotte — jpgouigoux @ 7:27

La partie horizontale du châssis est terminée, on passe à la verticale, avec les quatre montants principaux en premier, histoire de donner la forme la plus rigide possible, et faciliter ainsi la pose des autres montants et des fenêtres. L’idée est de faire le parallélipipède complet.

Il faut bien faire attention à l’ordre des attaches : les vis doivent mordre dans la partie complète du bois après les encoches. Par exemple, ci-dessous, la partie complète du bastaing dont on voit la face plate est en haut, donc on visse dedans en haut. Inversement pour la traverse, qui a une encoche en haut, et dans laquelle on visse donc dans la partie basse. Attention à ne pas se tromper là-dessus… La rigidité viendra de l’ensemble, y compris les murs qui seront fixés sur les montants et poseront en partie sur le plancher, mais mieux vaut partir solide pour ne pas avoir à reprendre le niveau sans arrêt.

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Etape n°2 : pose du premier contre-plaqué du plancher, vers la porte d’entrée. La carrée de la porte, faite sur mesure, a été posée en avant de la traverse, de façon à être bien alignée sur les montants qui sont devant de toute leur épaisseur, soit 60 mm.

Une encoche a été réalisée tout le tour de la carré pour venir enficher la partie intérieure des murs, en OSB de 9 mm.

Le plancher est découpé à façon sur place pour éviter les erreurs et faciliter les manipulations.

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La photo ci-dessous donne le détail de l’assemblage de la carrée. Une pièce de bois avec une pente pour évacuer l’eau se retrouve juste sous l’emplacement de la porte, en avant de la traverse. On ajoutera peut-être une feuille de zinc si besoin.

La carrée porte à la fois sur cette pièce de bois vissée et sur la traverse dans laquelle deux encoches ont été pratiquées. Il faut être très précis pour que les deux portent bien en même temps lorsque la porte est de niveau : ne pas hésiter à faire en plusieurs passes de finition.

DSC_0215Comme on le voit sur la photo ci-dessous, certains des bastaings ont beaucoup travaillé suite à la pratique d’encoches. Encore une fois, ce n’est pas gênant du moment qu’on reste bien sur la partie non encochée pour mettre les vis, et qu’on se base sur un niveau au lieu de suivre le bois.

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Voilà la première étape de mise en place des montants finie. Ce qui aura pris le plus de temps aura été de redresser les montants, qui étaient tout tordus. Obligé de dégauchir en gros à la circulaire à main, puis de passer à la circulaire fixée sur l’établi, et enfin de finir au rabot…

La carrée est légèrement plus haute que les montants, mais ce n’est pas grave, car les montants vont supporter les sablières, et de plus, le léger bombé du toit relèvera le centre d’à peu près 25 cm.

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A la prochaine !

24/04/2010

Mise au niveau de la roulotte

Filed under: Roulotte — jpgouigoux @ 7:05

Le châssis étant à peu près en place, il faut penser à bien mettre tout de niveau pour ne pas avoir de mauvaise surprise quand on va fixer les montants des murs. Le bois travaillant, il y a un peu de torsion, et il faut compenser après quelques semaines dehors.

On se sert de sable pour remonter les parpaings sur lesquels les roues posent. Plutôt que de s’embêter avec un cric, on enlève les calles et on fait avancer et reculer la roulotte pour ajuster le niveau.

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Deuxième boulot de la journée : araser les bastaings et traverses, pour que le plancher pose bien. Tout doit être à plat, mais il vaut mieux avoir un peu de jeu de façon que le bois porteur soit un poil plus haut. Du coup, pour les quatre traverses extérieures, on laisse la traverse un peu plus haut, tandis que pour celle du milieu, c’est le bastaing qui doit être un peu plus haut.

En théorie, il aurait fallu inverser l’encoche pour cette traverse, mais il est conseillé de mettre toutes les encoches dans le même sens du bois pour garder un ensemble rigide.

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Sur la photo précédente comme sur la suivante, on voit que le bois a beaucoup travaillé, mais ce n’est pas très important. Il faudra juste faire bien attention quand on fixera les montants de ne pas suivre le bois mais de bien être à niveau, quitte à mettre des petites cales.

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La suite demain…

03/04/2010

Préparation des couples

Filed under: Roulotte — jpgouigoux @ 6:09

Avant de commencer à assembler les montants sur le châssis de la roulotte, il faut remettre de niveau les parpaings avec du sable. Mais vu le temps incertain, je vais plutôt rester à l’abri pour préparer les couples pour le toit.

La courbure est tracée sur un gabarit de référence, en accrochant un crayon à une ficelle fixée à une chaise, pour avoir une courbure régulière. Ensuite, on monte progressivement ce gabarit pour faire des couples d’à peu près 8 ou 9 centimètres de hauteur. Les couples seront collés et vissés trois par trois (contreplaqué de 10 mm), et on les laissera sous presse 24 heures au moins. Enfin, je dis “sous presse”, mais la presse en question est artisanale : c’est tout simplement des parpaings posés tout le long des couples.

Presse

Le gros des couples a été réalisé la semaine dernière. Ils sont désormais secs, et je les ai remisés pour avoir de la place. On voit ici les cinq premiers, et même si la photo ne permet pas de bien le voir, la courbure est très faible (20 centimètres de plus au centre que sur les côtés qui sont à 1,20 mètres environ de chaque côté).

Couples

La frise pour le dessus de la porte est assemblée selon le même principe, mais deux épaisseurs de CP suffiront. Même chose : on travaille avec une forme gabarit fournie par ma chef-décoratrice.

Frise Une fois tous les couples et la frise finis, on met le tout sous presse pour le reste du week-end, et j’ai un autre travail un peu imprévu qui m’attend : la porte choisie par ma Chère et Tendre n’a plus de carrée, et il faut donc en refaire une autre. Heureusement, il me reste du bois rouge qui se prête bien à ce genre de chose.

Bref, retour à la scie circulaire et au rabot électrique, et je prépare les trois montants, en faisant attention à ne pas oublier la feuillure, histoire de ne pas me rendre compte trop tard que la carrée laisse trois centimètres de vide de chaque côté de la porte.

Porte

La porte est très étroite (73 cms) pour laisser le maximum de place de chaque côté à l’intérieur de la roulotte, de sorte qu’on puisse mettre des meubles de coin.

PorteMontants

Sur le côté, on voit les quatre montants qui vont servir pour les quatre coins de la roulotte. C’est de la récupération de l’ancienne cabane à moutons. Du pin de 70×70, qu’il faudra réduire à 60×60 pour être raccord avec les sablières, qui sont en 60×40. Et de toute façon, un bon coup de rabot est nécessaire, car le suif des moutons a imprégné le bois jusqu’à la moelle.

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