Blog de JP Gouigoux

16/06/2010

Isolation du toit de la roulotte et début du lambris des murs

Filed under: Roulotte — jpgouigoux @ 9:16

RTT toute la journée, et en plus beau-papa est de retour de vacances : du coup, ça va bien avancer aujourd’hui. Je pensais faire les murs, mais je me rends compte que ce sera beaucoup plus facile de commencer par l’isolation, sinon, ça sera dur de la faire passer par dessus le lambris qui doit dépasser un peu pour qu’on ne voit pas le raccord avec le plafond après-coup.

On pourra commencer par les côtés, mais comme on soutient avec un fil, ça sera finalement plus simple de faire toute l’isolation. Bref, je commence par ça le matin, en attendant beau-papa. Et oui, les retraités, ça se lève tard 🙂 Pour finir les chutes de chanvre, je n’ai pas tout pris en couches de 10 cm : il me reste aussi du 4 cm, que je mets par deux en ajoutant l’isolant mince juste sous le toit.

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Le tout est soutenu par du fil attaché sur les intérieurs des couples par des vis. On se scie bien les doigts à faire les nœuds en travers, et on prend plein de bouts de chanvre dans les yeux, mais ça avance bien. Je mets finalement à peine une heure et demie pour les deux premières travées. Sur la photo du dessus, on voit bien le problème dont je parlais juste avant : le lambris remonte au dessus des couples, et a donc tendance à empêcher de mettre en place l’isolation juste derrière.

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Pendant que mon beau-père préféré continue l’isolation, je prépare les autres coupes de lambris pour le haut. Au début, j’étais parti sur une distance fixe du plancher, mais c’est une très mauvaise idée finalement, car il y a un écart par rapport au cordeau. Au moins un centimètre :

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Bref, il vaut mieux partir du cordeau et tant pis si la coupe n’est pas droite en arrivant au sol : si il y a un léger creux, il vaut mieux bien évidemment le suivre en bas que de poser tout le lambris du mur avec des jours…

Après une bonne après-midi de boulot à deux, toute l’isolation chanvre est posée, et les murs sont bien commencés, et ce des deux côtés ! Bref, plus que ce que j’imaginais, ce qui est rare, car j’ai souvent tendance à sous-estimer le temps de travail (comme au boulot).

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Surtout, ce qui est intéressant, c’est que le soir-même, en traînant il est vrai jusqu’à minuit et demi, j’arriverai à faire toutes les coupes. Du coup, plus besoin de la circulaire et de faire de la poussière : tout le reste pourra se faire à la scie à onglet manuelle. Les LEDs solaires sont également posées. Par contre, le détecteur de luminosité est réglé très bas et elles se déclenchent vraiment tard, que pour l’ambiance, donc j’ai bien fait de brancher les prises.

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L’autre fil est pour les luminaires, que je vais essayer de brancher le plus vite possible pour avoir une encore meilleure lumière pour bosser. La petite lampe de chevet avec ampoule 30 W, c’est bien, mais c’est un peu léger quand même. Je savais bien que c’était une bonne idée de mettre l’électricité, ne serait-ce que pour le chantier !

J’oubliais la mauvaise surprise de la journée : les essieux flambent de plus du centimètre et demi qui est normal vue la longueur de 1,55 m.

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Rien de grave et vu le peu d’efforts, ça ne va pas tomber d’ici quelques années, mais je préfère bourriner que prendre le moindre risque de déformation qui décalerait tout mon beau lambris à peine posé. Du coup, il va falloir réfléchir à un moyen de renforcer tout ça. Sans avoir à retourner la roulotte, bien sûr 🙂 J’ai des collègues costauds et compréhensifs, mais pas à ce point-là…

Bref, un chantier de plus pour le 30 juin, qui se rapproche à pas de géant. Je sens le souffle de la lame sur ma nuque…

13/06/2010

Pose du lambris sur le pignon d’entrée de la roulotte

Filed under: Roulotte — jpgouigoux @ 8:59

Avant de commencer l’intérieur, et tant que le soleil ne tape pas trop fort dehors, je profite pour poser les baguettes sur les coins de la roulotte.

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Ensuite, finir le pignon du fond, en particulier la partie basse qui est toujours un peu compliquée. Je m’en sors pas trop mal, parce que j’ai réussi à avoir à peine 1 mm de décalage entre les deux côtés. Comme, à un moment, on se retrouve à descendre le lambris d’un côté de la fenêtre et de l’autre séparément, ce n’est pas évident de se rejoindre pile comme il faut et à niveau.

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On peut alors passer au côté opposé et faire la même chose. Par contre, il faut faire très attention de bien commencer à la même hauteur que de l’autre côté, sinon quand on posera les murs des côtés, on se retrouvera en décalage de lambris d’un côté ou de l’autre, ce qui ne serait pas très beau.

Par contre, ça veut dire que le dessus de la porte ne peut pas tomber pile sur une planche complète comme l’autre côté. Pas de bol : il reste une coupe, mais tellement petite qu’on ne peut pas la faire en lambris. Mais comme il va y avoir une tringle à rideau devant la porte, ça ne tombe finalement pas si mal que ça et je laisse du coup le trou :

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Pour le bas, comme d’habitude : on taille d’abord la dernière ligne de planches pile à la hauteur pour que ça coince sur le plancher, et on emboîte le tout.

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Ensuite, un bon coup de marteau (avec une cale, bien sûr, pour ne pas abimer le lambris), et le tour est joué :

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Quelques heures plus tard, et le pignon est complètement terminé :

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Je profite du temps qu’il me reste pour installer l’électricité (en tout cas, relier les prises), de façon à pouvoir travailler la nuit également. Et voilà : je ne suis plus limité par le coucher du soleil dorénavant ! Je vais pouvoir bosser jusqu’à minuit 🙂

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Prochaine étape lors de ma RTT de mercredi : attaquer les murs.

12/06/2010

Roulotte toujours : pose du lambris sur les pignons

Filed under: Roulotte — jpgouigoux @ 9:00

Au menu aujourd’hui : poser le lambris sur le mur du fond. Il y a un arrondi à suivre en haut, mais on peut se permettre de suivre grossièrement, car il va y avoir le lambris du plafond qui va recouvrir le bord. On s’évite donc des coupes bien compliquées.

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Les planches du haut sont clouées, en faisant attention que les clous soient suffisamment haut pour ne plus être visibles lorsque le plafond sera posé. Le calcul avait été fait pour que la planche au dessus de la fenêtre soient entière, et ça tombe pile, malgré les décalages dus au fait que le contreplaqué était moins épais de 4 mm que l’OSB.

Fin de la journée du samedi : le fond est à peu près fini, en tout cas la partie la plus complexe.

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Prochaine étape demain. Et oui ! Vu que le 30 juin approche à grand pas, et que j’ai promis la livraison ‘brut de bois’ pour un mois pile avant l’anniversaire de ma femme, je suis bien obligé de mettre les bouchées doubles et de bosser le dimanche (et les soirs de semaine jusqu’à minuit, accessoirement).

09/06/2010

Pose du parquet dans la roulotte

Filed under: Roulotte — jpgouigoux @ 8:51

Ca y est : un tournant d’un chantier est quand on commence à dégager tout ce qui traîne. Là, c’est pour poser le parquet. C’est du châtaignier. On ne se refuse rien ! Bon, en même temps, vu ce que j’économise en main d’œuvre en faisant tout moi-même, j’avais de toute façon bien l’intention de n’utiliser que du beau bois pour ce qui serait visible.

Aujourd’hui, il pleut. Et normalement, vu que je suis un chat noir patenté, je devrais me retrouver coincé avec mon parquet dans le garage, sans pouvoir sortir car le châtaignier noircit si il prend de l’eau. Et ben non ! Pour une fois, j’ai du bol : on avait mis tout le parquet dans la roulotte en prévision, et je peux donc bosser tranquille.

Bon, je ne vais pas expliquer comment on pose un parquet cloué, vu qu’on peut difficilement faire plus simple. Par contre, juste deux conseils :

1) Faites vraiment un départ nickel, car les deux premières lignes de bois que vous poserez vont conditionner tout le reste. Si vous ne partez pas parfaitement droit, ça n’ira qu’en empirant, car à chaque fois qu’une latte appuiera de travers sur une autre, le bout sera encore plus décalé, et vous vous retrouverez avec des jours inacceptables.

2) Soyez sûr d’avoir un sol absolument plan. L’OSB que j’ai utilisé pour mon sol avait pris un tout petit peu l’eau quand la roulotte n’avait pas de toit et que je n’avais pas encore mis de pâte étanche entre chaque planche. Du coup, aux jointures, le bois avait un peu gonflé. A peine un millimètre en hauteur. Il fallait prendre une latte de parquet et la poser sur la tranche pour voir la bascule. Et bien, c’était suffisant pour avoir un jour de 2 mm entre les lignes de bois posées de part et d’autre. Du coup, obligé d’enlever au pied de biche et de tout meuler nickel. Bref, passer une heure de plus si il le faut, mais préparer votre sol absolument nickel.

Allez, une photo du parquet posé, juste avant la vitrification :

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Bon, on ne voit pas bien le parquet, alors voici un zoom :

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La pose a pris une bonne partie de la journée pour à peine 9 m² de parquet pour une raison simple : toutes les bottes n’avait pas pile la même largeur, et du coup, j’ai perdu beaucoup de temps à tester différentes lattes à chaque fois pour en trouver une qui ne me fasse pas de jeu avec la ligne de bois précédente.

La coupe à la fin est également intéressante : une heure complète pour ajuster et poser les deux dernières lignes. Pas de bol : la dernière ligne faisant à peine 2 cm (soit juste 5 mm de plus que le maximum que je pouvais me permettre vu que le lambris va recouvrir), et la carrée de la porte revenant de 1,5 cm, je me suis retrouver à tailler des lattes de 50 cm avec un passage de 5 mm. J’en ai cassé deux, la première à la coupe, la seconde à la pose, avant d’enfin y arriver.

Pour les curieux, la dernière ligne ne pouvant pas être posée clouée, on assemble les deux dernières lignes de bois bien ajustées, et on les rentre en force. Vu l’épaisseur du parquet (à peu près 2 cm), ça force lorsqu’il est à peu près à 30%, et du coup, après un bon coup de marteau (en protégeant le parquet ou en faisant à l’endroit où le parquet sera recouvert), les lattes sont normalement bien enfoncées dans les précédentes. Quelques clous tout au bout et c’est réglé.

Après le dîner, première couche de vitrifiant. Deuxième demain soir si tout se passe bien (et si je n’oublie pas). Et la prochaine étape sera justement le lambris.

06/06/2010

Pose du clin Red Cedar sur la roulotte

Filed under: Roulotte — jpgouigoux @ 10:26

Bon, le temps de finir la pose, de ranger les outils, de prendre ma douche et il est déjà minuit passé, donc je crois que je vais juste mettre des photos. De toute façon, il n’y a rien de compliqué à part les coupes en arrondi en haut des pignons, qu’il faut faire en reprenant le gabarit des couples.

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La seule astuce est pour la pose de ces parties arrondies. Comme le clin s’emboîte en partant du bas, on se retrouve en théorie coincé vers le haut. L’idée est de ne pas mettre la dernière planche qu’on peut complètement glisser par le côté, en l’occurrence sur la photo ci-dessus celle avec l’arrondi de la fenêtre. Il faut bien mesurer, fixer de manière temporaire la partie haute, puis glisser cette planche par le côté en tapant au marteau si nécessaire, et ainsi il n’y a pas de jour.

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De l’autre côté, c’était un peu plus dur car cette dernière planche ne pouvait pas être mise par le côté à cause des montants supports de frise. Et impossible de couper en deux, car la porte étant moins large que les côtés, même en taillant juste la taille des montants, on n’aurait plus pu entrer les morceaux après coup.

Une première solution était de prendre une planche plus bas, mais personnellement, j’avais déjà tout cloué comme un idiot…

Du coup, l’autre solution a été de découper chacun des montants en deux parties, de façon à pouvoir les mettre au niveau de la porte et les faire coulisser un à un au marteau. Les vis de la volige ont posé problème et ont donc du être meulées.

Enfin, la dernière planche à poser était celle de finition sur le dessus de la porte, une fois les montants comblés. Les contours seront finis avec des quarts-de-rond, ainsi que les fenêtres. Pour la porte, il faudra laisser tel quel pour ne pas empêcher l’ouverture. Je n’ai pas pensé à faire une rainure dans la carrée. Ca sera pour la prochaine roulotte…

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Pendant ce temps, ma petite femme s’occupait des peintures. Attention les yeux, après le violet dit ‘Rouge Basque’ par une enseigne de bricolage dont je tairai le nom, on passe au vert pour l’intérieur. Ca flashe !

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La fenêtre du fond a également été retapée et peinte. Pourvu qu’il ne pleuve pas cette nuit, parce que là, c’est ouvert…

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Pas de détails supplémentaires, je mettrai ça une autre fois. Il est bientôt une heure du matin, là, c’est dodo.

Juste un questionnement sur le Red Cedar : j’espère qu’il rougira plus à l’humidité et au soleil, parce que pour l’instant, ça serait plutôt du “White Cedar” si ça existait. Pourtant, à l’odeur, c’est bien ça. A voir…

Prochaine étape mercredi : pose du parquet.

26/05/2010

Electricité et isolation pour la roulotte

Filed under: Roulotte — jpgouigoux @ 7:27

Après une première partie de la journée à finir les cloisons intérieures des murs, on a pu passer tous les câbles électriques entre les deux cloisons, et commencer l’isolation.

Première chose : le raccordement à prévoir à l’électricité, en restant bien sûr à l’abri de toute projection ou écoulement d’eau. Pour cela, une prise semi-étanche, ou encore mieux un bloc extérieur en prise mâle, mais je n’en ai pas trouvé.

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Les passages de gaines dans les murs nécessitent de faire des trous dans les montants, mais vu que ce n’est que du 16 mm de diamètre, ce n’est pas méchant par rapport à la section de 60 mm du bois.

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Le deuxième câble, plus petit et qui profite du trou pour passer, est celui des lampes solaires qui éclaireront (ambiance seulement) l’intérieur. On garde un vrai éclairage pour les soirées passées dans la roulotte, mais l’éclairage solaire avec déclencheur sur la luminosité permettra de rester en fin d’après-midi à la mi-saison.

Les cloisons internes étant finies, on a enfin une idée plus précise du volume intérieur :

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On peut alors attaquer l’isolation. Pour cela, on commence par visser les plaques de chanvre dans les cloisons :

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Il est important de surtout visser par le haut, car les plaques auront tendance à se tasser au fur et à mesure des années, et il faut qu’elles restent bien jointives. Du coup, on n’hésite pas à bourrer les chutes dans tous les raccords.

Ensuite, on ajoute l’isolant fin (17 couches), en le clouant sur l’intérieur des montants. Ne pas hésiter à laisser un peu plus pour ne pas se retrouver en difficulté pour la fixation, sachant qu’après on peut rabattre simplement et scotcher pour ne pas être embêté lorsqu’on mettra le panneau de CP pour la cloison externe. Sur la photo ci-dessous, le côté droite est juste fixé, et le gauche a déjà été rabattu et fixé au ruban adhésif :

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Dans un premier temps, on s’occupe seulement des deux pignons, et on laisse les côtés qui sont plus simples pour plus tard. Du coup, ça donne ceci à l’arrière :

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On voit au passage le petit panneau solaire qui restera à l’extérieur, et a été fixé temporairement juste pour charger les batteries des lampes.

Une fois les plaques de CP mises en place, voici à quoi ressemble le même pignon. Les côtés ont été crénelés comme pour les cloisons intérieures, de façon à avoir un emboîtement dans les deux sens, même si c’était moins important que pour les cloisons intérieures.

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Sur le devant, ça donne ceci :

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Quant aux côtés, comme je le disais plus haut, on se les garde pour la prochaine fois.

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Pas ce week-end, car nous avons des invités, mais mercredi prochain, on reprendra le boulot. Si il fait beau, les murs à finir, et l’électricité à brancher (et à faire viser par un pro), et sinon, ça sera le parquet. L’avantage étant que la roulotte étant enfin hors d’eau, on peut bosser à l’intérieur si le climat ne nous aide pas.

Juste avant, ma petite femme aura réparé les carreaux manquants de la fenêtre arrondie au pignon arrière. Du coup, on sera vraiment à l’abri…

23/05/2010

Cloisons intérieures pour la roulotte

Filed under: Roulotte — jpgouigoux @ 6:54

J’ai passé toute la journée à bosser, mais ça ne fait pas grand chose à expliquer, vu qu’il n’y a rien de compliqué : c’est juste prendre les mesures, ne pas se tromper sur l’équerrage, et faire beaucoup de manutention car les plaques de 1,20 x 2,50 m ne se laissent pas transporter facilement…

Voici le résultat à la fin de la journée. Pour les très observateurs, oui, le maître couple dépasse de l’épaisseur des murs, même quand les cloisons extérieures seront posées. C’est normal : il sera taillé à mesure sur place, quitte à faire à la scie à métaux.

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Pour donner une idée de l’intérieur, voici la vue vers l’arrière, avec les panneaux de chanvre qui attendent.

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Et une vue vers l’avant, sur laquelle on voit le rouleau d’isolant fin qui viendra par dessus, et servira en même temps de pare-vapeur.

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Pour faire un peu de technique quand même : les coupes sont parfois un peu bizarre, mais en fonction des montants, on est parfois obligé de ne pas suivre la coupe logique, de façon à toujours avoir un appui.

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Ceci se voit encore plus sur la fenêtre du fond : on pourrait se demander pourquoi il y a un décalage en haut. En fait, c’est uniquement pour que la plaque du haut appuie elle aussi sur le montant de bois.

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Voilà pour le résumé de la journée. Demain, on verra en fonction de la motivation. C’est jour férié, mais si il fait beau, peut-être que j’en profiterai pour avancer sur les cloisons, voire si possible fermer la roulotte en cloisons intérieures. Après, ça sera plus long car il faudra poser l’isolant, et à chaque morceau de cloison, fermer aussitôt avec le CP.

22/05/2010

Toit en zinc pour la roulotte

Filed under: Roulotte — jpgouigoux @ 7:43

En théorie, ça aurait été plus logique de monter les murs puis le toit, mais j’en avais marre de devoir sans arrêt bâcher la roulotte pour ne pas risquer que de la pluie arrive sur l’isolant en chanvre. Donc, le toit est en route dès vendredi soir. Je prends livraison des bacs de zinc cintrés sur mesure, et un ami couvreur vient m’aider pour le démarrage. J’ai déjà fait ce genre de pose sur une maison, mais c’est toujours mieux d’être à deux paires d’yeux, et surtout, si il faut souder, je ne sais pas faire.

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Une petite photo pour faire admirer le sens du rangement (et surtout la capacité du combo). Pour une fois, j’ai du bol : les bacs font 2,63 m et le combo peut prendre 2,70 m. En plus, la courbure épouse le dessus du siège avant incliné et le siège bébé renversé à l’arrière. Nickel, quoi…

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Allez, on attaque : Gilles commence les rives, pendant que je taille la volige au droit. Les profils se fixent directement dans la volige avec de la vis autoforante (important, sinon ça patine sur le zinc).

Les bacs de zinc sont fixés à la volige avec des pattes sur un des côtés : 3 pattes fixes au centre, et des pattes coulissantes tous les 30 centimètres environ vers les bords, de façon à compenser la dilatation. Attention de fixer les pattes avec la partie glissante au centre.

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Une fois le bac vissé, on peut poser le bac suivant dessus, et on utilise deux pinces spéciales pour refermer le bourrelet de zinc et ainsi rendre les deux bacs solidaires. Le tout sans soudure.

Une première passe pour refermer le premier pli :

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Puis une seconde pour le deuxième pli, avec une pince légèrement différente, et qui s’utilise à l’envers de la précédente, et centrée :

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Le zinc ne faisant pas pile la taille en travers, il est ajusté sur le bord le plus visible de la roulotte et taillé à la meuleuse (disque diamant) sur l’autre bord.

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Surtout ne pas se louper sur les 3 cms qu’il faut laisser pour retourner le zinc sous les rives après pose. Et masque et casque anti-bruit absolument obligatoires : le zinc saute en petits copeaux bien coupants…

Le dernier bac doit être ajusté en largeur. Encore une fois, ne surtout pas oublier de laisser 3 cms en plus pour le rabat, sinon il faut en commander un autre. La découpe grossière est faite à la meule, mais pour éviter de se couper, on utilise la pince coupante pour enlever les 2 ou 3 mm de bavure.

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Du coup, le dernier bac est bien ajusté avec 3 cms de tous les côtés, et on peut le serrer au précédent comme les autres. Le boulot sur le toit est alors terminé.

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On travaille ensuite à l’échelle, en commençant par pratiquer des entailles triangulaire sur les bords, en faisant attention de ne surtout pas couper le zinc des rives, sinon l’étanchéité en prendra un coup.

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Une fois ceci réalisé, on peut commencer la pliure à la pince plate, en prenant appui sur les rives en dessous des bacs (on ne le voit pas sur la photo, mais par contre, on voit bien qu’on mort sur les 3 cms).

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Ensuite, on est obligé de tordre à la main (avec des gants, sinon gare aux entailles), et on finit à la pince plate à nouveau, en n’hésitant pas à serrer à fond.

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A la fin, on fait une très légère marque à la pince plate sur les oreilles de la partie dépassant des bacs pour ajouter un peu de rigidité, et on peut passer à la suivante, en appuyant l’échelle sur le bac, qui est désormais normalement assez solide.

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Voilà ce que ça donne une fois terminé :

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Ou bien, vu de plus haut :

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C’est bien sûr très brillant pour l’instant, mais le zinc se patine très vite, et dans quelques mois, il sera gris mat.

Je ne résiste pas au plaisir de mettre une photo d’ensemble, surtout que c’est le meilleur moment de l’année, avec tout qui pousse, la végétation… et la roulotte.

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Si tout se passe bien, demain et après-demain, les murs vont bien avancer. La météo est bonne, et comme le toit protège désormais tout de la pluie, je n’aurai pas à me casser la tête à tout bâcher. Il suffira de mettre les cloisons intérieures et extérieures en même temps, quitte à faire en un peu plus de temps. Et le CP supportera bien un peu de pluie si jamais.

18/05/2010

Mise en place de la volige et de la porte de la roulotte

Filed under: Roulotte — jpgouigoux @ 7:21

Nous avions laissé la roulotte avec la totalité des couples fixés pour le toit, mais rien dessus. Aujourd’hui, opération voligeage, mais tout d’abord, il faut préparer les maîtres couples avec des tasseaux pour qu’ils gardent bien l’écart. Une fois les tasseaux vissés, on découpe le gros à l’égoïne, et on finit au rabot électrique.

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On commence la pose de la volige par le milieu, et en la mettant à affleurer du côté de la frise, de façon que la découpe finale ne se fasse pas dessus. Avant de démarrer, on a pris soin de mettre des tasseaux entre chaque couple, de façon à avoir plus de rigidité du toit. Les tasseaux sont mis en quinconce de façon à pouvoir facilement mettre une vis traversante à chaque extrémité.

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Quelques heures plus tard à deux, la volige est posée. On part du centre, et on descend la volige des deux côtés, en prenant bien garde de tasser le plus possible pour éviter le retrait lors du séchage. On utilise des vis, vu que les pointes risqueraient plus d’éclater le CP des couples. Les têtes sont bien enfoncées, de façon à ne pas être en contact avec le zinc, et réduire les risques d’électrolyse. Le plus simple pour la pose est, dès que c’est possible, de faire à deux en mettant deux bras d’échelle sur le côté.

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Pendant ce temps, la porte est mise en place par mon beau-frère. Et oui, on a bossé chez lui tout le samedi, alors il se retrouve de corvée 🙂

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Il fait vraiment ça très bien, je n’hésiterai pas à le rembaucher. La serrure est mise en place, et on peut fermer la porte à clé. Bon, il n’y a toujours pas de mur, mais c’est en cours. Un petit trou dans le sol pour l’arrivée du câble d’alimentation électrique, et c’est fini de ce côté-là. Oui, à priori, tout l’éclairage sera solaire, mais le jour où il y a une soirée pyjama là-dedans ou des hôtes, ça vaudra le coup d’avoir une prise pour mettre de la musique, un rasoir électrique, que sais-je encore…

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Pendant ce temps, je commence les cloisons intérieures. L’encoche dans la porte est vraiment limite, il faut forcer un peu, mais au moins ça bloque bien. On laisse juste la moitié de la longueur avec des pattes de fixation dans le montant, et suffisamment de retrait pour laisser le prochain mur venir dans les fentes qui restent ouvertes. Comme ça, on aura un bon blocage des cloisons, et surtout, ça permet d’avoir un vissage des deux cloisons sur les montants, et donc plus de rigidité. Comme prévu, la cloison pose bien sur le sol, de façon à ce que le poids ne soit pas supporté par les vis. Pour l’intérieur, ça pouvait difficilement être fait autrement. C’est surtout pour la cloison extérieure que c’était important, surtout qu’elle portera tout le clin.

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Bon, c’est à peu près fini pour la journée, à part que, comme le toit ne va arriver que le week-end rallongé dans quelques jours, il faut à nouveau bâché, surtout que j’ai oublié de le préciser (ce n’est pas vraiment une notice de montage), mais l’isolant chanvre a été mis entre les deux parties des couples maîtres, car on ne pourra pas y ré-intervenir après à cause de la volige.

Et pendant qu’on bosse, Polochon regarde tranquillement. Je crois qu’il aime bien…

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02/05/2010

Plans de la roulotte

Filed under: Roulotte — jpgouigoux @ 8:11

Bon, je me rends compte que les images et les quelques mesures données dans les articles de ce blog ne sont pas vraiment suffisants pour les plus curieux techniquement. Du coup, je me lance aussi dans une série de blogs sur les méthodes de construction détaillées, avec plans.

Je commence par le châssis, avec les détails des deux bastaings en premier :

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Ensuite, la description des cinq traverses :

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Les sept pièces décrites ci-dessous sont taillées dans de la section 225 x 75. Pour les deux bastaings, pas facile de transporter plus de 4,50 m. Par contre, pour les cinq traverses, n’hésitez pas à prendre du 3,90 m, vu que les chutes serviront ensuite pour le montage des roues.

L’assemblage de ces pièces se réalise comme suit :

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Cette capture d’écran montre l’ensemble à l’endroit : les traverses sont sur le dessous, car ce sont elles qui supportent les roues. Du coup, pour que les efforts se fassent dans le bon sens, c’est-à-dire la compression du bois et surtout pas l’étirement sur les tire-fonds, il faut bien sûr avoir de haut en bas les bastaings, les traverses, les supports de roues, les essieux et les roues. Par contre, je vous recommande de monter le châssis à l’envers pour faciliter la pose des roues. Ca oblige à faire une opération de retournement d’un ensemble assez lourd, donc il faut faire attention et avoir pas mal de bras pour sécuriser l’opération, mais le reste de l’assemblage est beaucoup plus pratique si vous pouvez.

Une fois le treillis assemblé, on passe aux montants :

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Les dimensions sont bien sûr indicatives. Avoir les montants qui dépassent de 200 cm vous donneront, entre le plancher de 84 mm, le parquet, les sablières et l’arrondi du toit, environ 190 cm de hauteur de plafond au plus bas et 215 cm au plus haut. Si vous voulez avoir plus de hauteur, vous augmenterez d’autant ou vous pouvez jouer sur la courbure du toit. Mais attention aux proportions, qui peuvent s’éloigner ensuite de la roulotte traditionnelle, même si, après recherche bibliographique, on trouve vraiment de tout comme style et comme dimensions.

Pour finir cette première partie, on monte les sablières, qui sont en section 60 x 44 (en général, on trouve du 63 x 44, donc il faudra raboter un peu : en effet, les montants font 60 x 60, et il faut être ajusté précisément pour pouvoir visser les murs sandwich à l’intérieur comme à l’extérieur. Idéalement, j’aurais mis du 450 cm au lieu de 420 cm de long, mais je n’en ai pas trouvé. Du coup, je ferai voir le montage pour rallonger le déport du toit.

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Faites absolument un avant-trou. Dans la sablière bien sûr, mais également dans le montant en diamètre réduit, pour ne pas éclater le bois. Normalement, on ne visse pas dans le fil du bois (c’est pour ce genre de situation que les vis auto-forantes sont intéressantes), mais vu que l’effort sera uniquement en appui, il n’y a pas beaucoup de risque, et pour être sûr de ne pas avoir de problème, on rajoutera des équerres par en dessous :

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Encore une fois, les efforts seront très limités, donc pas la peine d’en mettre des deux côtés.

Voilà pour ce premier article plus technique. En espérant que ça serve à quelqu’un. Merci de me prévenir si vous utilisez ce blog : ça me ferait plaisir de savoir que je n’ai pas passé du temps à documenter sans utilité.

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